« Il parlait encore quand des gens arrivèrent de chez le chef de la synagogue et lui dirent : « Ta fille est morte. Pourquoi déranger encore le maître ? » Dès qu’il entendit cette parole, Jésus dit au chef de synagogue : « N’aie pas peur, crois seulement. »

Marc 5. 35-36

Installé au bord du lac, au milieu de la foule assemblée à cet endroit pour l’écouter, Jésus est interrompu par Jaïrus, l’un des chefs de la synagogue. Humblement, Insistant, abondant en supplications, Jaïrus se jette aux pieds du Maître et implore son aide en lui disant : « ma petite fille est sur le point de mourir. Viens, pose les mains sur elle afin qu’elle soit sauvée, et elle vivra ». 

Sensible à cette demande, Jésus se leva pour faire le trajet. Sur le chemin, vers la demeure où l’enfant malade était couchée, voilà que des gens accourent pour transmettre à Jaïrus le message qu’il redoutait : « ta fille est morte ». Et ils ajoutent « pourquoi déranger encore le maître ? ». Comme pour dire que Jésus a déjà suffisamment marché pour rien, lui qui est si occupé. Il vaut mieux lui épargner le reste du trajet puisque la fille malade n’est plus seulement malade mais morte. La situation s’est aggravée et de leur point de vue, elle est irréversible. Ils n’ont pas eu d’autre choix que de venir porter le coup fatal à Jaïrus, avec cette triste réalité : « Il n’y a plus d’espoir, il faut faire le deuil maintenant ! »  

L’on s’imagine la réaction de Jaïrus, accablé par la confusion, la peur et le désespoir. Mais voilà qu’il entend une voix qui vient lui redonner courage, celle de Jésus : « N’aie pas peur, crois seulement ». L’on s’imagine une tape de Jésus sur son épaule, un regard rempli d’amour qui rassure, une expression faciale qui apaise. Jésus savait ce que Jaïrus pouvait ressentir même avec Lui à ses côtés. C’était un père qui venait d’apprendre le décès de sa fille bien aimée. Jésus jugea donc nécessaire de le fortifier par une présence, la sienne, et une parole d’espérance à laquelle il pouvait s’accrocher, la sienne. 

A travers ses mots d’encouragements, le Maître voulut rediriger les regards de Jaïrus sur lui, le Messie qui ressuscite. Lui que le chef de la synagogue était venu supplier de l’aider. Lui qui avait déjà dit : « oui », et qui n’avait pas l’intention de faillir à sa Parole. Même si le problème avait changé, même si la situation s’était métamorphosée pour se complexifier, Lui, Jésus, restait la solution. 

Jaïrus devait faire confiance à la Parole du Seigneur qui est vérité et qui faire vivre (Jean 6.63), et oublier celle des hommes qui s’était précédemment exprimée pour dire la réalité. Jésus ne lui demandait pas d’être dans le déni, mais de tenir ferme dans la foi en Lui pour croire qu’il lui sera donné plus que ce qu’il a demandé. 

Sois abondamment béni(e) !

Jeudi, 12 février 2026 — Feel M.

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