« Pilate leur dit : Quel mal a-t-il fait ? Et ils crièrent encore plus fort : Crucifie-le ! Pilate, voulant satisfaire la foule, leur relâcha Barabbas ; et, après avoir fait battre de verges Jésus, il le livra pour être crucifié. »
Jean 15.14-15
À la place de Barabbas (2)
Pourquoi lui ? Pourquoi Barabbas ? Pilate aurait pu choisir le moins mauvais des prisonniers. C’est vrai qu’en choisissant le pire de tous, Pilate espérait retourner la foule en faveur de la libération de Jésus. Mais alors qu’il a été déçu par le résultat, Jésus, lui, ne l’était pas. Le choix de Barabbas lui convenait parfaitement. Prendre la place du pire de tous les prisonniers était le minimum pour révéler une infime partie de l’amour de Dieu pour l’humanité. Pilate pensait avoir commis une erreur stratégique alors que Jésus venait de jouer sa meilleure carte. La foule ne l’a pas compris non plus. En prenant la place de Barabbas, Jésus venait de prendre sa place à elle. La place d’une foule haineuse, soucieuse de délivrer le meurtrier de ses pairs pour le plaisir de livrer le sauveur de ses enfants. La foule a cru qu’elle avait réussi à prendre la vie de Jésus, comme une punition à lui infliger, alors que c’est Jésus qui avait réussi à lui donner sa vie en sacrifice en guise de rédemption pour ses péchés.
Cette scène révèle combien Jésus est touchant et bouleversant dans son amour. Il l’a été avant la croix, à la croix, et il continue de l’être après la croix, alors même que nous continuons de choisir Barabbas à sa place. Oui, nous choisissons Barabbas quand nous choisissons l’immoralité, les querelles, l’ivrognerie, l’orgueil, les conflits, le mensonge, la jalousie, l’idolâtrie, la sorcellerie, et toute forme de mal, à la place de celui qui nous délivre de tout mal ; quand nous choisissons la désobéissance à la place de l’obéissance à la Parole de Dieu ; quand nous choisissons de pratiquer les œuvres des ténèbres alors que nous sommes appelés à devenir enfants de lumière. Mais Jésus est toujours là, prêt à prendre la place de Barabbas.
Jusqu’à quand ? Jusqu’à quand choisiras-tu Barabbas ? Vas-tu encore pendant longtemps suivre la foule, ou t’en détacher une fois pour toutes, pour enfin crier : « Liberté en Jésus ! » ? Si tu es comme Barabbas, Jésus peut encore quelque chose pour toi. Le choix de lui laisser la place t’appartient.
Sois abondamment béni(e) !
Jeudi, 29 janvier 2026 — Feel M.

