« Alors Pierre prit la parole et dit : En vérité, je reconnais que Dieu ne fait point de favoritisme, mais qu’en toute nation celui qui le craint et pratique la justice lui est agréable. »
Actes 10. 34-35
Deux poids, deux mesures
« Il est bon avec l’autre alors qu’il ne l’est pas avec moi ». « Je mérite plus sa compassion car mon péché n’est pas aussi flagrant que celui de ce meurtrier ». « Moi, par la grâce de Dieu, je ne suis pas une personne légère comme celle-là. J’ai l’onction, je me consacre plus que l’autre… Dieu se montrera davantage clément envers moi parce que je lui appartiens ». Je te laisse compléter cette liste d’affirmations aussi trompeuses que prétentieuses qui nous passent parfois par la tête lorsque nous nous permettons de mesurer l’amour du Créateur suivant notre propre perception de nous ou celle des autres.
Nous sommes durs, très durs avec l’autre. Non pas parce qu’il ou elle ne coche pas les cases de la miséricorde de Dieu, mais tout simplement parce que nous avons notre manière de voir le monde et tout ce qui le constitue. Nous vivons dans une société où des lois sont établies et où une certaine hiérarchisation des personnes est faite dans tous les aspects de la vie courante, en fonction parfois du statut social, du niveau intellectuel, etc. C’est normal, c’est humain.
Consciemment ou inconsciemment, plusieurs nourrissent ces pensées à l’opposé de celles de Jésus. Nous calquons tout du monde, et petit à petit, nous nous éloignons de l’amour de Dieu que nous confessons de la bouche alors que nous peinons à l’honorer dans nos cœurs. Cette fâcheuse tendance à se valoriser essentiellement au travers du reflet du prochain est flatteuse mais ne vient pas de Dieu. Elle déforme la vérité et nous fait croire que nous sommes plus importants aux yeux de Dieu, plus que quiconque. Toutes les âmes se valent aux yeux du Créateur. Il n’y a absolument rien de mal à se sentir aimé de Dieu. Tous ceux qui ont cru en Christ devraient se sentir privilégiés d’avoir reçu le pouvoir de devenir enfants de Dieu (Jean 1.12). Il ne choisit pas une minorité élitiste à laquelle il démontre tout son amour au détriment d’une minorité qui semble loin de lui.
Saurais-tu me dire à quel point Dieu t’aime ? Il ne fait pas de favoritisme. Si tu le connais, si vraiment tu connais le cœur de celui qui a accepté de mourir pour toi et moi, tu devrais savoir que c’est pour ceux qui sont malades qu’Il est venu (Matthieu 9.12). Il ne sera jamais un Dieu à deux poids, deux mesures. C’est un père aimant et juste. Réexamine ton regard sur les manquements de ton prochain et aligne-toi sur ce que Jésus-Christ attend de toi. Il désire que tu démontres son amour et sa miséricorde aujourd’hui, loin de la validation des néo-pharisiens.
Sois abondamment béni(e) !
Mercredi, 24 décembre 2025 —Exaucé M.

