« Et que dire, si Dieu, voulant montrer sa colère et faire connaître sa puissance, a supporté avec une grande patience des vases de colère formés pour la perdition. »

Romains 9.22

Imaginez vous dans un magasin où se vendent des vases. Vous devez choisir entre un vase « d’usage vil » et un « vase d’honneur », entre un vase en terre cuite et un vase en cristal. La meilleure c’est que les deux types de vase sont gratuits. Le choix est fait. Ça coule de source. Qui n’aimerait pas la haute qualité ? La Bible oppose aussi deux catégories de vases : les vases de colère et les vases de miséricorde. Elle ne vise pas des vases matérielles. Par leur image, elle désigne deux catégories d’hommes. La première catégorie est composée de ceux à qui Dieu « a voulu faire connaître la richesse de sa gloire », ceux « qu’il a d’avance préparés pour la gloire » (Romains 9.23). Dans la seconde, rentrent ceux « formés pour la perdition », que Dieu « a supporté(s) avec une grande patience », « voulant montrer sa colère et faire connaître sa puissance » (Romains 9.22). 

La Bible parle-t-elle vraiment de personnes destinées à la perdition dont Dieu se servira le jour du jugement pour manifester puissance et colère ? Si tel est le cas « Tu me diras : Pourquoi blâme-t-il encore ? Car qui est-ce qui résiste à sa volonté ? » (Romains 9.19). L’apôtre Paul aborde ainsi une question difficile. Pour ne rien arranger, il rappelle le cas énigmatique de Pharaon qui retenait captif le peuple d’Israël. Il s’était engagé dans un combat perdu d’avance contre Dieu avec pour résultat désastreux, dix fléaux, des pertes inimaginables jusqu’à celle du contrôle même qu’il avait sur son propre cœur. « Mais moi, j’endurcirai le cœur de Pharaon, et je multiplierai mes signes et mes prodiges dans le pays d’Égypte. » « L’Éternel endurcit le cœur de Pharaon, et Pharaon n’écouta point Moïse et Aaron, selon ce que l’Éternel avait dit à Moïse. » (Exode 7.3 ; 9.12). Dieu s’adressant à Pharaon, fit connaître le but d’un tel endurcissement sous son pouvoir, et partant, la raison d’être même du monarque, la raison pour laquelle son existence a été tolérée : « Je t’ai suscité à dessein pour montrer en toi ma puissance, et afin que mon nom soit publié par toute la terre. » (Romains 9.17).

Y a-t-il de l’arbitraire en Dieu ? Si en fin de compte, il y en a qui comme Pharaon se retrouvent rangés parmi les « vases d’argile… formés pour la perdition », sont-ils à blâmer ou à plaindre ? Paul nous enseigne que de telles questions sont inutiles. Nous sommes les vases que nous choisissons. Nous choisissons les vases que nous sommes. Il convient de remarquer que les vases auxquels Paul fait allusion dans le texte du jour, étaient tous façonnés par un potier à partir de l’argile. C’était ce qui se faisait à son époque. La valeur du vase ne tenait pas à sa matière mais à sa destination. Pareillement, il n’y a rien en nous-mêmes qui nous distingue. Nous avons été tous tirés de la poussière et nos corps y retourneront. « Tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière » (Genèse 3.19). Cependant, lorsque « L’Éternel Dieu forma l’homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie, et l’homme devint une âme vivante. » (Genèse 2.7). Et c’est précisément dans le sort et la destination de nos âmes que nous nous dissocions. Cette destination nous la choisissons déjà ici-bas sans aucun fatalisme pour nous y contraindre. « Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mène à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là. Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mène à la vie, et il y en a peu qui les trouvent. » (Matthieu 7.13-14). Mentionnons enfin qu’avant que Dieu n’endurcisse le cœur de Pharaon, l’Écriture nous précise que celui-ci à maintes reprises s’en était chargé lui-même (Exode 7.13,22 ; 8.15,19,32). 

Sois abondamment béni(e) !

Lundi, 15 décembre 2025 —Freddy S.

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