« Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. »
Jean 3.16
L’amour du Père
Lorsque Dieu demande à Abraham de lui donner son fils, il souligne en disant « ton seul, ton unique, ton fils que tu aimes tant », ce qui indique combien Isaac était précieux pour son père. Il a passé plusieurs années avec lui, l’a aimé plus que tout, c’est son unique, celui qu’il a tant espéré, celui en qui il a mis tout son amour, son affection, et voilà qu’il doit l’offrir en sacrifice à Dieu.
Sur le chemin, lorsque Abraham aperçoit la montagne indiquée par l’Éternel pour faire le sacrifice, il demande à ses serviteurs de s’arrêter là pour qu’il fasse seul le reste du chemin avec le jeune homme. C’est ensemble que le fils, portant le bois pour son propre sacrifice, et le père tenant le feu et le couteau qui vont servir à immoler le jeune homme, cheminent (Genèse 22.5-7). Ce parcours était certainement la chose la plus difficile que Abraham pouvait faire, sachant en plus que ce serait à lui de tuer son propre fils. Mais au moment où il s’apprête à poser le couteau sur l’enfant, l’ange du Seigneur intervient pour l’en empêcher.
Par ce jeune homme, Isaac, viendra beaucoup plus tard le Fils de la promesse, Jésus-Christ, le Fils de Dieu, celui en qui il a mis toute sa plénitude, sa gloire, son affection, sa tendresse, son Fils bien-aimé (Matthieu 3.17). Et ce que Dieu le Père n’a pas permis à Abraham de faire pour son fils, il va le faire non pas pour des personnes dignes, mais pour les indignes que nous sommes.
Mais pourquoi ai-je tenu à mettre en évidence ce récit d’Abraham de Genèse 22 ? Pour que nous réalisions que le Père était là, que c’est lui qui nous a aimés au point de nous donner son Fils bien-aimé. Pensons-nous que cela ne lui a pas coûté ? Ça lui a tout coûté ! On parle de celui qui était son seul et unique.
Pouvons-nous imaginer l’angoisse d’Abraham en gravissant cette montagne avec son fils, sans animal, sachant que c’est lui le sacrifice ? Pouvons-nous imaginer un père portant la main sur son propre fils, tenant dans sa main le couteau et le feu qui doivent être utilisés pour offrir son fils en sacrifice ? Dans le cas d’Abraham, cela aurait peut-être eu un sens, sachant que cela aurait été le témoignage de son amour pour Dieu, ce Dieu Tout-Puissant dont il croyait capable de ramener à la vie son fils. Mais dans notre cas, comment expliquer que celui que nous avons offensé soit celui qui, pour nous réconcilier avec lui et nous sauver, a choisi de nous offrir son Fils bien-aimé ?
Abraham, en guise de son amour pour l’Éternel, le Dieu juste, était prêt à donner son fils ; mais pour nous, les injustes, le Dieu qui est sans reproche, parfait en toutes choses, va non seulement donner son Fils, mais va en plus devoir gravir ce chemin du calvaire avec lui. Comme Abraham, le Père a été avec le Fils jusqu’à la fin ; il a gravi cette montagne avec lui. C’est pourquoi il pouvait dire : « Voici, l’heure vient, et elle est déjà venue, où vous serez dispersés chacun de son côté, et où vous me laisserez seul ; mais je ne suis pas seul, car le Père est avec moi. » (Jean 16.32).
Le Père était là, tenant le couteau et le feu pour faire tomber lui-même le châtiment qui nous donne la paix sur le Fils, en tant que Juste Juge (Ésaïe 53.5). C’est Dieu qui porta le coup fatal sur son Agneau, qui n’était nul autre que son Fils, pour nous sauver, nous, iniques que nous étions.
Le Père a toujours été là ; cela a été pour lui la preuve ultime de son amour pour toi. Jésus donné à la croix est la démonstration de l’amour du Père pour te racheter. Pour t’attirer à Lui, pour te réconcilier avec lui, le Père a payé le prix fort ; il a été avec le Fils et a dû faire tomber sur lui la colère qui t’était destinée. Alors ne méprise pas son amour manifesté pour toi en Jésus-Christ.
Sois abondamment béni(e) !
Mercredi, 10 décembre 2025 —Kevine P.

