« Elle donnera naissance à un fils, tu l’appelleras Jésus (c’est-à-dire Sauveur). C’est lui, en effet, qui sauvera son peuple de ses péchés. »

Matthieu 1.21

Pourquoi fallait-il que Jésus vienne et souffre de la sorte pour une histoire qui ne le concernait pas ? C’est la question qu’une sœur m’a posée il n’y a pas longtemps de cela. Nous étions en train d’échanger sur le Christ, la foi, et nous nous sommes rendus compte que plusieurs d’entre nous avons grandi dans l’Église, dans des communautés ; très jeunes, nous avons été habitués à entendre dire que Jésus est venu, qu’il est mort pour nos péchés et qu’il est ressuscité.

Je me rappelle même qu’étant à l’école du dimanche, nous avons eu à faire des mises en scène pour illustrer la naissance du Sauveur. Et encore aujourd’hui, ce sont des récits bibliques que nous maîtrisons, nous les récitons. Mais j’aimerais vraiment que nous nous arrêtions pour nous demander pourquoi Jésus est venu dans ce monde.

Que chacun se pose la question de savoir pourquoi celui qui est depuis le commencement, a dû laisser toute sa gloire et s’abaisser aussi bas, naissant du sein de sa créature, acceptant d’être un petit être fragile dépendant des bras et des soins d’une jeune femme qui trouva grâce aux yeux de Dieu. Pourquoi a-t-il accepté de naître dans une famille modeste, vivant d’une manière si modeste que nul ne pouvait voir en cette personne si simple le rejeton de David ? Pourquoi a-t-il accepté de venir d’une ville dont tous disaient que rien de bon ne pouvait en sortir ? Pourquoi a-t-il accepté une vie si misérable ? Parce que rien que le fait de naître de cette chair est une vraie misère… pourquoi est-il devenu un homme de douleurs, habitué à la souffrance ?

Pourquoi est-il venu dans un monde où il a été si méprisé ? Lui qui est le Seigneur, le Maître de tous, s’est fait esclave de tous, se donnant tellement qu’il pouvait être si fatigué au point de dormir profondément dans une barque très agitée. Le Roi de gloire s’est retrouvé dans une position si faible à tel point qu’il a dû demander à ses disciples de prier avec lui. Lui, le Roi de gloire, a été tellement oppressé, angoissé, au point où sa sueur est devenue semblable à des grumeaux de sang. Lui, le Roi de gloire, a été traîné comme un malfaiteur ; on est venu l’arrêter comme le pire des criminels, on l’a frappé, roué de coups, on s’est moqué de lui, il a connu le déshonneur extrême. Lui, le Roi de gloire, on le regardait comme frappé de Dieu.

Le Fils de Dieu, Dieu lui-même qui s’est fait chair, s’est retrouvé nu à la croix ; peut-on l’imaginer ? Jésus-Christ était nu : quelle grande humiliation et quel déshonneur ! Pourquoi une telle souffrance, un tel abaissement ? La raison pour laquelle il a fait tout ça, c’est nous ! Oui, c’est pour nous sauver de nos péchés, premièrement, qu’il a vécu ainsi dans ce monde. Un ange de l’Éternel est apparu à Jean pour lui dire que cet enfant dans le sein de Marie est celui qui va sauver son peuple de ses péchés. Nous avions besoin d’être sauvés de nos péchés et par conséquent de la mort dont l’aiguillon est le péché.

Sois abondamment béni(e) !

Mardi, 09 décembre 2025 —Kevine P.

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