« Je vous ai montré de toutes manières que c’est en travaillant ainsi qu’il faut soutenir les faibles, et se rappeler les paroles du Seigneur, qui a dit lui-même : il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir. »
Actes 20.35
Le don de soi
Nous sommes des créatures de Dieu, et en tant que telles, il doit recevoir de nous l’adoration. Est-ce qu’il le mérite ? Oui, il le mérite pour une raison très simple et très vraie : c’est qu’il est Dieu, le seul et l’unique, le créateur de toutes choses, de sorte que la gloire soit à lui pour toujours. Mais seulement, au lieu de recevoir de nous, c’est lui qui choisit de nous donner afin que, étant comblés, cela fasse sa plus grande joie, son bonheur.
Ce jour-là, lorsque Jésus se trouva au puits à la rencontre de la femme samaritaine, il aurait dû recevoir d’elle de l’eau et bien plus, mais cette femme n’était pas en état de reconnaître le don de Dieu qui s’adressait à elle, et en réalité, qu’aurait-elle pu donner à Jésus-Christ ? Alors, au lieu de s’offusquer de ce que cette femme ne lui donne pas de l’eau, Jésus est celui qui va lui donner ce dont elle a vraiment besoin : de l’eau de vie, en se révélant à elle comme le Messie. Ainsi, la femme, comblée, laisse là son vase pour aller dire à tous qu’elle a vu le Messie.
Jésus, en venant dans le monde, n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs (Matthieu 20.28). Jésus est venu donner et non recevoir. Il est celui qui se levait tôt le matin, avant l’aurore, pour prier, et ensuite, avec ses disciples, allait de lieu en lieu pour apporter le message du Salut, annoncer le Royaume des Cieux tout proche, et guérir les malades. Il a été celui qui était capable de prendre la route en mer dans une barque, très fatigué au point de dormir en pleine tempête, pour aller délivrer un homme, lui permettre de recevoir la liberté.
L’Éternel Dieu méritait de recevoir tout, et même le sacrifice qu’Abraham s’apprêtait à faire pour lui prouver son amour, mais au lieu de recevoir, il arrête Abraham et décide d’être celui qui va donner, mieux, qui va se donner en offrant son Fils, son bien-aimé, pour racheter plusieurs et les attirer à lui dans sa gloire. Car son bonheur, c’est de nous voir demeurer avec lui éternellement dans son Royaume ; être avec nous, c’est ce qui fait sa joie.
Le bonheur du Père a été de nous donner son Fils pour qu’en lui nous ayons la vie en abondance, et qu’ainsi nous ne soyons plus jamais séparés de lui. Si c’est pour le servir, honnêtement, Dieu n’a pas besoin de nous ; de tout, il peut tirer sa gloire, son adoration, mais son bonheur est parfait lorsque nous acceptons le Fils comme Sauveur et Messie, car c’est le cadeau qu’il nous a fait, et parce qu’ainsi nous pouvons être réconciliés avec lui, de sorte que pour un seul qui se repent, la joie est si grande dans le ciel (Luc 15.7).
Dieu t’a aimé, c’est pourquoi il n’a pas attendu de recevoir de toi, car dans ta faiblesse tu ne pouvais pas lui offrir grand-chose ; mais il a œuvré depuis la chute de l’homme dans le jardin pour te donner la vie, la véritable vie, en t’unissant au Christ. Alors, donner ta vie au Seigneur n’est qu’une réponse à un amour immense qui s’est déjà manifesté en ta faveur en donnant ce que tu ne méritais pas, et ce en abondance, de sorte qu’en Christ tu puisses jouir de toutes les richesses du Père, et qu’en retour tu te donnes pour le salut d’un plus grand nombre. Et qu’ensemble nous nous retrouvons tous un jour dans le bonheur, la joie parfaite du Père.
Sois abondamment béni(e) !
Lundi, 08 décembre 2025 —Kevine P.

