« En ce temps-là, Jésus vint de Nazareth en Galilée, et il fut baptisé par Jean dans le Jourdain.»
Marc 1.9
Le baptême de Jésus (IV)
Le logo d’Apple – la pomme croquée – fait référence à la connaissance, en écho au fruit associé au savoir dans de nombreuses traditions (notamment l’arbre de la connaissance dans la Genèse). Steve Jobs lui-même expliquait qu’il aimait l’idée d’un symbole simple, universel, associé à la curiosité, à la découverte et à l’apprentissage. Saviez-vous que c’est par un jeu de mots qu’on en est venu à croire que le fruit défendu, l’arbre de la connaissance du bien et du mal dans Genèse 3, était une pomme ? Quand la Bible a été traduite en latin (la Vulgate), le mot malum a créé une ambiguïté. Il désignait aussi bien le “mal” (le mal moral) que la “pomme”. L’association deux mots s’est installée dans l’imaginaire européen. L’art médiéval a popularisé la pomme. Il y a une réflexion débridée qui est allée un peu plus loin pour voir dans cette pomme non un fruit littéralement comestible mais un symbole dont Dieu aurait mystérieusement voilé la signification par pudeur ou par caprice.
Nous voyons encore là l’esprit sombre et ignorant qui pense que mystère et imagerie sont synonymes de vérité. Il s’imagine qu’en rendant les choses complexes, il tient le bon bout. Il serait trop naïf pour lui de croire que Dieu ait défendu de manger un simple fruit à moins que celui-ci ne cache des puissants et grands secrets inaccessibles autrement que par le goûter. C’est cette façon de raisonner qui a justement rendu la ruse du diable efficace. En vérité, notre première nature à la suite de nos premiers parents est tellement rebelle qu’elle rejette l’idée simple que ce qui était en jeu n’était pas les propriétés du fruit mais la relation entre Dieu et l’homme. Pour être plus précis ce qui était important ce n’était pas le fruit mais l’obéissance au Créateur. Ce n’était pas le fruit qui donnait la mort. C’était le fait d’en manger et donc de désobéir à un ordre direct de Dieu. L’obéissance à Dieu est une fin en soi. Elle nous vaut son approbation. Dieu est le Souverain et Il mérite d’être obéi. Quelque soit ce qu’il demande, parce qu’il est qui il est : saint, bon, juste et amour, nous pouvons, et devons, nous y fier et nous y plier. Nous n’avons même pas besoin d’explications d’autant plus qu’Il est Celui qui règne et Il ne nous doit rien.
C’est précisément sur le point de l’obéissance qu’Adam, Eve et nous, avons échoué car « Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu. » (Romains 3.23). C’est sur ce point précis que Jésus se distingue de nous et nous distance. Il a montré à quel point l’obéissance avait du prix pour Dieu même dans les choses ordinaires en apparence. Cela aurait pu tourner à notre perte et nous condamner définitivement à cause de nos transgressions. Au contraire, sa parfaite obéissance nous a été salutaire. « Car comme, par la désobéissance d’un seul homme, beaucoup ont été rendus pécheurs, de même, par l’obéissance d’un seul, beaucoup seront rendus justes. » (Romains 5.19). Nous avions besoin d’un Sauveur parfait qui satisfasse Dieu en tout, à notre place, y compris en plongeant dans les eaux du baptême non pour un péché mais par pure soumission et pour nos péchés.
Quel Sauveur merveilleux toi et moi possédons ! Il s’est sacrifié pour nous ! Mais avant cela, Il a accepté de s’abaisser plus bas que terre, dans les eaux, en signe d’obéissance et de consécration totale à Dieu qui l’avait envoyé comme le parfait candidat pour nous sauver. Puisses-tu regarder Jésus dans son baptême avec un regard encore plus neuf pour l’adorer.
Sois abondamment béni(e) !
Jeudi, 04 décembre 2025 —Freddy S.

