« En ce temps-là, Jésus vint de Nazareth en Galilée, et il fut baptisé par Jean dans le Jourdain.»

Marc 1.9

Le gnosticisme est un courant de pensée qui affirme que le fond des choses est connaissable uniquement de certains initiés, selon les domaines de connaissances. Il faut avoir sacrifier à des conditions d’appartenance, à des rites, voire à une formation soutenue pour y accéder. Il est apparu aux premiers siècles du christianisme. Il est encore nourri aujourd’hui aussi bien par certaines sectes religieuses que par certaines idées philosophiques. Il est encore plus subtile dans l’esprit de l’incroyant qui pense avoir une connaissance supérieure des Écritures, inaccessible au croyant trop simple d’esprit. On le retrouve également de l’autre côté de la ligne, chez certains de  ceux qui tirent fierté de leur gros bagage intellectuel issu d’une longue formation théologique. Le fidèle du dimanche, coincé entre les deux, peut perdre tout intérêt à sonder lui-même les Écritures pour y tirer une connaissance toute simple qui donne la vie et la vie éternelle. « Or la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ. » (Jean 17.3). Paul, un érudit de premier ordre, disait à une communauté chrétienne grecque, au sein d’une culture hellénistique qui baignait dans la philosophie et où on ne passait son « temps qu’à dire ou à écouter quelque chose de nouveau » (Actes 17.18,21) : «  je n’ai pas eu, en venant chez vous, la pensée de savoir autre chose parmi vous que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié. » (1 Corinthiens 2.2)

Par une telle pensée, Paul donnait l’exemple de ceux qui par la simplicité d’une colombe (Matthieu 10.16), par l’humilité et la dépendance d’un enfant (Marc 10.14-15), se voyaient, se voient et se verront encore accorder par Dieu et avec Dieu, une communion si profonde et étroite qu’il peut être dit d’eux ce qui a été dit d’Abraham par Dieu : « vais-je cacher à Abraham ce que je vais faire … ? » (Genèse 18.17). Le Seigneur dans une prière d’exaltation, parle d’eux en ces termes : « Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, parce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et que tu les as révélées aux enfants » (Matthieu 11.25). Ces choses ont été révélées à Étienne par exemple dont il est dit que ses contradicteurs ne « pouvaient résister à la sagesse et à l’Esprit par lequel il parlait. » (Actes 6.10). Elles ne sont pas l’apanage de ceux qui s’estiment privilégiés par une connaissance ésotérique particulière, de ceux qui se fient à leur intelligence. Au contraire, elles sont ouvertes à ceux qui s’appuient sur Dieu, sur sa sagesse (Proverbes 3.5-6), qui comptent dessus pour  tout, y compris répondre à la question de savoir pourquoi Jésus avait-il besoin d’être baptisé.

Ne soyons plus embarrassés par une telle question. Si nous l’avons été, si certains le sont encore, tant soit peu, c’est probablement parce que nous avons l’habitude de supposer que de telles questions sont difficiles et qu’il faut donc y apporter des réponses complexes, compliquées, sophistiquées, bien pensées et très élaborées. Nos têtes bien pensantes vont souvent chercher loin ce qui est tout près et tout simple. Dieu doit parfois renouveler notre intelligence pour nous ouvrir les yeux et nous persuader du contraire. « Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. » (Romains 12.2). Au-delà de la question posée, nous sommes invités à ouvrir nous-mêmes nos Bibles pour y découvrir la vérité et la sagesse infiniment variée de Dieu » (Éphésiens 4.10). S’il le juge bon et si vraiment nous désirons savoir ce qui nous est nécessaire, Il nous révélera ces choses cachées pour l’esprit obtus, mais qui sautent aux yeux de l’esprit humble et à Lui soumis. 

Sois abondamment béni(e) !

Mardi, 02 décembre 2025 —Freddy S.

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