« En ce temps-là, Jésus vint de Nazareth en Galilée, et il fut baptisé par Jean dans le Jourdain.»

Marc 1.9

Le dernier prophète avant la venue de Jésus était Jean Baptiste dont le Seigneur dira : « Je vous le dis en vérité, parmi ceux qui sont nés de femmes, il n’en a point paru de plus grand que Jean-Baptiste » (Matthieu 11.11). Pour cause, il avait reçu la plus grande des missions : servir de messager pour le Seigneur, préparer son chemin (Marc 1.2). C’était « la voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, Aplanissez ses sentiers. » (Marc 1.3). Comment devait – il préparer t-il le chemin du Seigneur ? En « baptisant dans le désert, et prêchant le baptême de repentance, pour la rémission des péchés » (Marc 1.4). Quel chemin, quels sentiers devaient être ainsi aplanis à l’effet d’accueillir la venue de « Celui qui doit venir » (Matthieu 11.3) ? Les cœurs, les voies, les vies des auditeurs de sa prédication. « … Disposez votre cœur vers l’Éternel et servez-le-lui seul… » (1 Samuel 7.3). « Circoncisez votre cœur… » (Deutéronome 10.16). « Reconnais-le dans toutes tes voies, et il aplanira tes sentiers. » (Proverbes 3.6). 

Jean le baptiseur ne s’était pas improvisé comme le dernier des prophètes sous l’ancienne alliance, précurseur de la nouvelle alliance par le Messie. Le moyen d’accomplir sa mission par l’administration du baptême, n’était pas non plus son idée, ni une initiative personnelle. « Celui qui m’a envoyé baptiser d’eau, celui-là m’a dit : Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et s’arrêter, c’est celui qui baptise du Saint-Esprit. » (Jean 1.33). Ce passage indique clairement que Jean n’avait pas été envoyé uniquement pour prêcher dans le désert à « tout le pays de Judée et tous les habitants de Jérusalem [qui] se rendaient auprès de lui » (Marc 1.5). Il avait également reçu l’ordre exprès de baptiser. Bien que certains détails sur les termes de cet ordre de mission ne nous soient pas communiqués comme le type de baptême à administrer, une chose est certaine : Jean savait ce qu’il avait à faire, la façon dont il devait le faire et le but pour lequel il devait le faire. 

Il savait qu’il devait baptiser d’eau. « Moi, je vous ai baptisés d’eau », disait-il (Marc 1.8). Il savait que le cours d’eau pour ce faire c’était le fleuve du Jourdain. C’était la seule solution pratique dans tout le désert de Judée où il avait élu domicile et où il n’y avait pas d’autres cours d’eau capables de permettre des baptêmes par immersion si ce n’est quelques wadis saisonniers à sec la plupart du temps. Il savait qu’il baptiserait en vue de « la rémission des péchés » qui serait accordée au Nom de Celui  qui « baptisera du Saint Esprit. » Enfin, il n’avait pas le moindre doute que son baptême devait servir de signe à une réalité intérieure, la repentance et que celle-ci était pour ceux « qui se rendaient auprès de lui… confessant leurs péchés. » (Marc 1.5). Et pourtant Marc nous dit que « Celui qui n’a point connu le péché » (2 Corinthiens 5.21), Jésus « vint de Nazareth en Galilée, et il fut baptisé par Jean dans le Jourdain. »  (Marc 1.9). Comment cela est-il faisable ? Si le baptême était celui de la repentance,  s’il était la réponse à la confession des péchés et si Jésus était le saint Fils de Dieu, sans péché, comment Jésus a-t-il pu recevoir d’un homme le baptême, fût-il un prophète, le sien même d’ailleurs ? 

La question peut sembler embarrassante mais elle ne l’est pas en réalité. Déjà commençons par relever que la Bible est vrai, ses récits authentiques. Rien n’y est arrangé au détriment des faits, de la vérité et de manière à conforter des croyances erronées. Elle ne se gêne pas non plus pour donner des détails de nature à défier et à ébranler la logique. Ensuite notons qu’elle se révélera toujours plus limpide à ceux qui l’aborderont avec « un cœur honnête et bon » (Luc 8.15), avec l’assurance qu’elle est réellement, la parole de Dieu, qui agit en vous qui croyez » (1 Thessaloniciens 2.13), que Dieu ne peut ni se contredire, ni se tromper, ni mentir (Hébreux 6.18). Il y a certainement une explication à ce qui dépasse notre compréhension. Enfin méfions nous de ce qu’elle ne dit nulle part, ce qu’elle ne sous-entend pas. Fions-nous uniquement à ce qui est écrit, comme ça l’est. C’est ainsi que nous réaliserons qu’il appartient à Dieu de donner à une chose comme le baptême, sa signification, selon le contexte choisi. Enlevons à notre question épineuse, son épine : « si le baptême était celui de la repentance… ? », puisque ce n’était manifestement pas le cas de Jésus. Penser le contraire c’est supposer, c’est mal supposer. C’est supposer pour sa propre perte. Jésus était et sera toujours un cas à part. Son baptême l’était donc tout autant. 

Sois abondamment béni(e) !

Lundi, 01 décembre 2025 —Freddy S.

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