« Je suis sorti nu du sein de ma mère, et nu je retournerai dans le sein de la terre. L’Éternel a donné, et l’Éternel a ôté ; que le nom de l’Éternel soit béni ! »

Job 1.21

Alors que je me tenais au chevet de grand-mère, un phénomène m’a particulièrement bouleversé. Elle était dans le coma et sous oxygène, mais encore apte à effectuer des mouvements frénétiques que certainement les médecins comprennent et peuvent expliquer, notamment ceux qui visaient à se défaire aussi bien des lunettes à oxygène dans les narines que son pyjama d’hôpital avec une force surprenante. Ces gestes m’ont fait réfléchir sur une vérité biblique. L’homme se défait ou est défait de tout lorsqu’il approche de sa dernière heure sur terre. Nous n’emportons rien d’autre que nos âmes. Même nos corps ne nous suivent pas dans l’au-delà. « C’est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu’à ce que tu retournes dans la terre, d’où tu as été pris ; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière » (Genèse 3.19). Nous devons affronter courageusement la vérité : ce qui est matériel, physique ne demeure pas. Cela passe inexorablement. 

Il est naturel de faire l’autruche et de plonger la tête dans le trou de l’insouciance pour ne pas à avoir à supporter une telle certitude mais si partout où nous allons, nous sommes confrontés aux tristes nouvelles de décès, peu importe l’identité des défunts, c’est que Dieu veut que nous méditions sérieusement sur les questions fondamentales de l’existence : où allons-nous ? Pourquoi vivons-nous ? Qui sommes-nous ? D’où venons-nous. Loin d’être rabat-joie, Il nous dit : « Au jour du bonheur, sois dans la joie, et au jour du malheur, réfléchis » (Ecclésiaste 7.14). D’où vient ce corps si magnifiquement constitué mais qui va inévitablement perdre la vie et se décomposer ? D’où viennent ces lois naturelles dont la découverte a permis de percer quelques uns des mystères du corps humain et donner naissance à la médecine ? D’où viennent ces sens, ces parties, ces organes, ces cellules, ces hormones ? Qui leur a chargé de jouer le rôle qu’ils jouent et qui concourt à la vie ? D’où viennent-ils qu’il existe des micro-organismes utiles, bénéfiques tandis que d’autres sont nuisibles et provoquent des dommages ?  D’où viennent les concepts de sens, de but, de direction à donner à la vie ? Pourquoi la vie ? Pourquoi la mort ? Pourquoi ne voulons-nous pas mourir ? Pourquoi aspirons-nous à l’éternité et au bonheur alors que nos cœurs arrêteront un jour de battre ? 

Voilà autant de questions légitimes qu’un malheur peut éveiller dans l’âme qui refuse de se résigner à la banalité d’un simple cycle de vie matérielle. Et s’il y a question, il y a réponse. « Un abîme appelle un autre abîme au bruit de tes ondées » (Psaumes 42.7). La Bible s’imposera toujours triomphalement comme la réponse directe aux préoccupations d’une telle âme. Ce qui n’a rien d’étonnant en réalité puisqu’elle est bien plus qu’un livre écrite par des hommes particulièrement inspirés et intéressés par les grandes interrogations de l’existence. Elle est la Parole de Dieu. Elle aborde tous les sujets d’une importance vitale, notamment la mort et ce qui la suit. La révélation divine qu’elle contient de Genèse à l’Apocalypse, fait plus que satisfaire la curiosité et soulager de l’angoisse métaphysique. Elle autorise, engendre, encourage et conforte extraordinairement l’espoir, la foi et l’amour. « Nous savons, en effet, que, si cette tente où nous habitons sur la terre est détruite, nous avons dans le ciel un édifice qui est l’ouvrage de Dieu, une demeure éternelle qui n’a pas été faite de main d’homme. Aussi nous gémissons dans cette tente, désirant revêtir notre domicile céleste » (2 Corinthiens 5.1-2). Écoutons ce que dit l’apôtre inspiré : « Nous savons ». Ce n’est pas le fruit de son imagination ou un vœu pieux. C’est une certitude. Si la tente de nos corps connaîtra la destruction, elle laissera place à une demeure éternelle. J’ai eu l’occasion de vérifier une fois de plus l’exactitude de tels propos aux côtés de grand-mère. Elle gémissait littéralement « dans cette tente, désirant revêtir notre domicile céleste ». Nous qui sommes encore vivants et conscients ici-bas, désirons un tel revêtement et embrassons la perspective d’avenir à laquelle il nous dispose en conséquence. Dieu a veillé à ne pas nous laisser dans le désarroi d’une vie dépouillée de ses sens, but et direction morale et spirituelle, le désarroi d’une vie physique qui finira dans la poussière. 

Sois abondamment béni(e) !

Samedi, 29 novembre 2025 —Freddy S.

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