« Il nous a délivrés de la puissance des ténèbres et nous a transportés dans le royaume du Fils de son amour. »

Colossiens 1.13 

« Crache ! » un ordre salutaire que les parents doivent donner à leurs enfants pour leur éviter les terribles ennuis d’une chose qu’ils n’auraient pas dû mettre dans leurs bouches. L’ordre est parfois tellement direct, urgent, pressant, puissant et tonnant que l’enfant subjugué s’exécute immédiatement. Ce qui sonne l’heure de la délivrance et du soulagement tant pour le parent apeuré que pour l’enfant intimidé et en difficulté. Quelqu’un a dit que cette image colle assez bien avec l’opération du salut de l’âme, par laquelle Dieu nous délivre de la puissance des ténèbres pour nous transporter dans le royaume du Fils de son amour (Colossiens 1.13), à la différence que les rôles sont autrement distribués. Dieu c’est le parent, le diable l’enfant, l’âme humaine, la chose dans la gueule du diable. Vous avez le droit de rire. L’image est assez rocambolesque mais très vivante et éloquente à bien y réfléchir. C’est avec une gravité particulière que les Saintes Écritures décrivent l’ennemi de nos âmes, le diable comme « comme un lion rugissant », qui « rôde cherchant qui il dévorera » (1 Pierre 5.8). Comme la proie dans les crocs du fauve, ainsi le diable retient captifs, les hommes séparés de Dieu jusqu’à ce que ce dernier vienne à la rescousse et lui ordonne puissamment : « crache ». 

L’histoire de ma grand-mère en est la parfaite illustration comme celle de tous ceux qui invoquent le Seigneur Jésus et qu’Il a délivrés de la puissance de Satan, en leur donnant « la repentance pour arriver à la connaissance de la vérité ». Ils se sont alors réveillés « comme détachés des filets du diable, qui s’est emparé d’eux pour les soumettre à sa volonté. » (2 Timothée 2.25-26). C’est exactement ce qui s’est produit dans la vie de mon octogénaire bien aimée, aussi bien littéralement que spirituellement. Alors qu’elle souffrait d’une maladie dont les effets les plus dévastateurs se sont manifestés quelques jours avant son départ,  qu’elle en était au point où ses facultés cognitives diminuaient drastiquement,  qu’elle était enserrée dans un mutisme et un sommeil prolongé, qu’elle faisait l’objet de ferventes intercessions de ceux dont elle était entourée, une lampe s’est comme allumée dans son cœur, dans son âme, dans son esprit. Elle s’est réveillée et redressée soudainement consciente, apte à la parole et sur la parole de l’Évangile, à l’exhortation à se tourner vers le Seigneur, elle s’est donnée à Lui. Avant d’entrer dans le coma, la foi en Jésus avait fait son effet. On pouvait lire sur son visage radieux et rayonnant de joie sous les traits de la maladie et les rides de l’âge, le changement qui venait de s’opérer dans son cœur. Une fois de plus, Dieu dans sa miséricorde, sa fidélité et sa compassion avait sauvé une âme. Il avait tenu en respect le diable et d’une voix puissante et irrésistible, donné l’ordre : « crache ». 

Ce qui nous ramène comme toujours à un fait historique qui a bouleversé le monde, la vie des milliers de personnes, à des moments souvent humainement improbables voire impossibles comme ce fut le cas de Martine : la venue sur terre du Seigneur pour le salut de l’humanité. « Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, lui aussi y a pareillement participé, afin de réduire à l’impuissance, par sa mort, celui qui avait la puissance de la mort, c’est-à-dire le diable, et de délivrer tous ceux qui, par crainte de la mort, étaient toute leur vie retenus dans la servitude. » (Hébreux 2.14-15). Toute sa vie, alors qu’elle s’efforçait d’être une bonne personne, qu’elle menait les activités les plus courantes y compris même religieuses, qu’elle voguait sur l’océan de la vie entre joies et peines, qualités et défauts, grand-mère comme tout homme ou femme, était naturellement retenue dans la servitude. Il a plu au Seigneur de faire tomber ces liens invisibles qui la gardaient loin de Lui. Nous devons regarder la vérité en face : à moins que nous invoquions un autre dieu que celui de la Bible, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, révélé pleinement en et par Jésus-Christ, rendons-nous à l’évidence que le salut vient de Lui et de Lui seul. Il n’y a rien que nous puissions faire pour l’obtenir par nos propres moyens pas plus que pour nous dégager des pièges du Malin. « Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie » (Éphésiens 2.8-9) « Ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du mal. Car c’est à toi qu’appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire. Amen ! » (Matthieu 6.13). Notre adversaire le diable est puissant et redoutable. Il hait ce que Dieu a créé et se dissimule pour mieux agir. Ne nous trompons pas d’ennemi en accusant toujours les autres de nos souffrances, voire la mort d’un proche (sauf si celle-ci est matériellement et légalement criminelle bien évidemment). Ne nous trompons non plus sur les desseins de notre véritable adversaire qui se résument en deux mots : notre perdition. « Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits du mal dans les lieux célestes » (Éphésiens 6.12). Le mal que nous faisons et le pouvoir de suggestion aveuglant  de cette horde des ténèbres à la solde de Satan, sont précisément les chaînes dont ce dernier se sert pour nous tenir en laisse. Il met une habileté particulière à nous persuader que nous sommes libres alors qu’en réalité nous sommes esclaves et prisonniers d’une illusion mortelle. « Telle voie paraît droite à un homme, mais son issue, c’est la voie de la mort » (Proverbes 14.12). Nous faisons allusion ici à la mort dans les ténèbres, la mort éternelle, loin du repos et du salut de l’âme. Heureusement pour nous, même si « celui qui pratique le péché est du diable, car le diable pèche dès le commencement… le Fils de Dieu est apparu afin de détruire les œuvres du diable » (1 Jean 3.8).

Sois abondamment béni(e) !

Mardi, 25 novembre 2025 —Freddy S.

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