« L’Éternel Dieu forma de la terre tous les animaux des champs et tous les oiseaux du ciel, et il les fit venir vers l’homme, pour voir comment il les appellerait, et afin que tout être vivant portât le nom que lui donnerait l’homme. »

Genèse 2.19

C’est avec beaucoup de peine que certains littéraires s’aventurent dans les disciplines scientifiques. Le langage scientifique leur paraît souvent hermétique, presque impénétrable. Ironie du sort, ce sont pourtant eux qui manient le mieux les mots et les lettres. À l’inverse, le scientifique ne peut se contenter d’acquérir des connaissances sur les phénomènes naturels par l’observation et l’expérimentation ; il doit aussi les formuler, les transmettre, dans le cadre d’une langue dont il n’est pas le plus fin connaisseur. Il lui faut simplifier son savoir pour le rendre accessible, intelligible – donc réellement utile. C’est là que l’étymologie devient fascinante : elle devient un pont entre ces deux mondes, celui du sens et celui du savoir. 

L’étymologie est la branche de la linguistique qui étudie l’origine des mots, leur histoire et la manière dont leur forme et leur sens ont évolué au cours du temps. Le mot étymologie vient du grec etumología, composé de étumos (ἔτυμος) : « vrai, authentique » et de logía (λογία) : « étude, science ». En clair, l’étymologie c’est la recherche du « véritable sens des mots ». L’un des mérites de cette discipline c’est qu’elle nous soulage de notre sentiment d’infériorité face à des mots qui nous intimident parce que nous en ignorons le sens ou parce que ce sont des noms savamment donnés à des êtres et à des choses qui échappent à notre domaine de connaissance. Un autre est de nous intéresser aux origines, celles de toutes les composantes de la création de Dieu, y compris même celles du langage et des mots. Nous les trouvons dans le tout premier livre de la Bible : la Genèse.

Nous voyons dès ses deux premiers chapitres, Dieu créer et façonner l’univers, la nature avec tous leurs lois et phénomènes observables. Nous sommes souvent subjugués lorsque nous écoutons des savants en parler dans un langage complexe. Nous sommes embarrassés quand certains d’entre eux, fort de leurs connaissances, ne trouvent pas la Parole de Dieu assez scientifique pour en apprécier la beauté, la vérité et l’autorité. Et pourtant nous ne le devrions pas parce qu’en partie ils font précisément ce que Dieu leur a donné le soin de faire depuis Adam : donner des noms « afin que tout être vivant portât le nom que lui donnerait l’homme ». Dieu s’intéresse à comment nous appelons les personnes, les animaux, les choses dans nos langues ou dans un langage donné. Rendons hommage au Créateur qui nous a doté d’une telle capacité. Gardons à l’esprit que les noms aussi recherchés qu’ils soient ne créent pas ce qu’ils désignent. Ils décrivent simplement la création de la perspective de l’homme. 

Sois abondamment béni(e) !

Samedi, 22 novembre 2025 —Freddy S.

Retour en haut