« Or, vous le savez, Jésus a paru pour ôter les péchés, et il n’y a point en lui de péché. »

1 Jean 3.5

Lorsque Jean-Baptiste verra Jésus, il va dire « Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde. » (Jean 1.29). Ainsi, Jésus est venu sauver le monde du péché. C’est d’ailleurs ce que l’ange dira à Joseph pour le rassurer au sujet de la grossesse de Marie. Il déclara : « Elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus ; c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » (Matthieu 1.21).

Jésus vient donc dans le monde comme l’Agneau de Dieu, un animal qui se donne comme holocauste pour sauver le monde du péché. Dans l’Ancien Testament, un holocauste désignait un sacrifice d’animal entièrement consumé par le feu sur l’autel, offert à Dieu en signe d’adoration, d’expiation des péchés ou encore d’action de grâce. L’holocauste, dans la Bible, exprime la consécration totale à Dieu, car la victime est entièrement brûlée ; le don complet de soi, signe d’obéissance et de foi, ainsi que la purification et l’expiation des fautes.

La loi est claire : celui qui a péché doit mourir. Mais pendant longtemps, les animaux étaient offerts pour que les péchés des hommes soient pardonnés, sans toutefois que cela n’ôte définitivement le péché, ne détruise le mal à la racine, puisque l’animal n’a pas de volonté consciente ni d’esprit moral. Il pouvait donc être offert en substitution de l’homme pour couvrir les péchés, mais ne pouvait pas ôter le péché. Or, la loi est juste, et l’homme qui pouvait faire des sacrifices encore et encore, voyait le  péché demeurer en lui. Il fallait alors que quelqu’un, accomplissant parfaitement la loi de Dieu et n’ayant commis aucun péché, se porte volontaire pour se donner en sacrifice, non pas pour un seul homme mais pour toute l’humanité.

Pourquoi pouvons-nous croire que par un seul le péché est entré dans le monde, et ne pas croire que par un seul nous sommes tous libérés ? Réfléchissons un instant : si nous avons hérité du péché, c’est parce que nous sommes tous des descendants d’Adam. Maintenant, si un vient et ne commet aucun péché, n’ayant aucune part avec Adam parce que né, ni de la volonté de la chair, ni du sang, ni de l’union d’un homme et d’une femme, si cet homme vit dans l’obéissance totale à Dieu, qu’il se fait tenter dans le désert comme l’homme dans le jardin sans fléchir, et que cet homme, le premier-né, donne sa vie pour racheter l’humanité, alors tous ceux qui naîtront de lui deviennent semblables à lui, c’est-à-dire purs et sans péché.

De même que par Adam le péché est entré et s’est enraciné, de sorte que les sacrifices des animaux ne pouvaient rien y changer, il y a un Agneau qui vient de Dieu, qui s’est donné volontairement pour en finir avec le péché. Il y a un Agneau qui, à la croix, a été totalement consumé, et dont le côté a été percé pour que nous naissions en lui, mais cette fois-ci avec sa vie, qui se vit ici par la foi et qui un jour se manifestera pleinement quand ce corps corruptible laissera place à l’incorruptible.

Sois abondamment béni(e) !

Mardi, 18 novembre 2025 —Kevine P.

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