« Mais, voyant venir à son baptême beaucoup de pharisiens et de sadducéens, il leur dit: Races de vipères, qui vous a appris à fuir la colère à venir ? Produisez donc du fruit digne de la repentance, et ne prétendez pas dire en vous-mêmes: Nous avons Abraham pour père! Car je vous déclare que de ces pierres-ci Dieu peut susciter des enfants à Abraham. »

Matthieu 3.7-9

Les pharisiens sont venus vers Jean le Baptiste, croyant qu’en se faisant baptiser, ils allaient esquiver le jugement imminent de Dieu. Celui-ci va leur rappeler que personne ne peut fuir la colère de Dieu. Nous ne pouvons pas penser échapper au jugement à venir sous prétexte que nous sommes baptisés, que nous avons pris des sacrements, que nous parlons en d’autres langues, que nous manifestons les dons de l’Esprit, que Dieu donne à qui il veut, et jamais par mérite, dans le but d’édifier l’Église et de glorifier le Christ.

Les pharisiens se répétaient sans cesse : « Nous sommes les descendants d’Abraham », croyant que cela faisait d’eux des personnes d’exception devant Dieu, et que face au jugement ils pouvaient avoir un quelconque avantage sur les autres peuples. Penser ainsi, c’était demeurer dans une ignorance qui ne pouvait que les conduire à leur perte, car Dieu peut susciter des enfants d’Abraham à partir de pierres, surtout qu’aujourd’hui, par la grâce, toute personne qui croit en Jésus-Christ devient par sa foi un enfant d’Abraham.

Nous ne sommes pas exceptionnels. Si nous refusons d’adorer Dieu, il peut susciter des pierres pour le faire. Si nous nous taisons, les pierres crieront sa gloire (Luc 19.40). Il est donc malvenu de considérer que l’exercice du ministère, ou notre fidélité à une chapelle, ferait de nous des êtres exceptionnels. 

Ce n’était pas le baptême qui allait épargner à ces pharisiens la colère de Dieu, mais le fait de procéder à une véritable repentance qui va au-delà des eaux ; une circoncision du cœur, qui se manifeste par des actes prouvant que le changement est réel, que leur cœur a été transformé, que la direction est nouvelle, que la marche est entamée sur le chemin du bien, de la Vie et de la Vérité. Si nous disons avoir cru au Christ, notre vie doit le témoigner.

Jean, en parlant, savait que ce n’est pas quelque chose qui se fait juste parce qu’on l’a décidé. Il fait comprendre que le premier pas pour changer de vie c’est la véritable repentance, et pas simplement l’application des principes, comme un acte religieux qui contribuerait à notre salut. Il savait qu’il fallait plus que se faire baptiser par lui, entrer dans les eaux pour être sauvé. Jean indiquait clairement qu’il ne fait qu’amener les gens vers la repentance, mais qu’il y a un qui vient, plus puissant que lui, le seul capable de baptiser du Saint-Esprit et de feu. Autrement dit, le seul qui, par son Esprit, va puissamment purifier et transformer quiconque vient à lui.

Sois abondamment béni(e) !

Lundi, 17 novembre 2025 —Kevine P.

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