« Jésus leur répondit : Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché. Mais maintenant vous dites : Nous voyons. C’est pour cela que votre péché subsiste. »

Jean 9.41

Les pharisiens, en entendant Jésus parler à un aveugle qu’il avait guéri, vont lui poser la question de savoir si eux aussi sont des aveugles, et à Jésus de leur répondre en disant : « Si vous étiez vraiment des aveugles, vous ne seriez pas coupables. Mais précisément parce que vous prétendez y voir clair, votre culpabilité reste entière. » (Jean 9.41, Version Parole Vivante).

En relisant ce texte, je me suis surprise entrain de sourire face à la rhétorique assez particulière de Jésus. Il exprimait la Vérité sans détour. Aujourd’hui, le dire amènerait certainement des réflexions du style « tu me juges… ». Mais est-ce que Jésus était dans un jugement qui impliquait une condamnation ? Le passage est très clair : Jésus ne condamne personne, mais eux-mêmes se condamnent en se disqualifiant de la grâce.

Les pharisiens étaient des membres d’un groupe religieux juif qui étudiaient la Torah de manière très approfondie. Ils étaient connus pour leur connaissance de la loi et leur engagement à la respecter dans les moindres détails. Ils étaient souvent reconnus pour leur expertise juridique et religieuse. C’est justement cette connaissance de la loi qui faisait d’eux des aveugles. Comment ? Parce qu’ils se suffisaient à eux-mêmes, se contentant de leur connaissance. Ils ne pouvaient pas voir ce qui était devant leurs yeux : le Messie qu’ils attendaient depuis si longtemps. Leurs yeux spirituels étaient restés fermés par une « connaissance qui enfle » (1 Corinthiens 8.2).

Ils étaient tellement remplis de connaissances qu’il leur était impossible de recevoir ce qui venait de Dieu. En effet, pour recevoir ce qui vient de Dieu, nous devons nous vider, reconnaître humblement que nous sommes aveugles. Il faut réaliser que nous vivons dans un monde de ténèbres pour que la lumière, qui est le Christ, vienne nous éclairer, ôter le péché et nous rendre purs.

Sois abondamment béni(e) !

Lundi, 03 novembre 2025 — Kevine P.

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