« Et il répondit : Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la gardent ! »

Luc 11.28

De nombreuses fois dans la Bible, on retrouve le mot heureux (makarios). Rien à voir avec l’idée du plaisir, de la chance, de la joie éphémère ; rien à voir avec le fait d’être content. C’est bien plus. Le bonheur ici renvoi à être bienheureux, comblé intérieurement, en paix avec Dieu, même si extérieurement on souffre. Car oui, le vrai bonheur ne nous dispense pas des épreuves, mais ne dépend pas non plus des circonstances. Il est étroitement lié à notre communion avec Dieu, et demeure, même dans la souffrance.

Avant sa rencontre avec Jésus-Christ, Paul semblait plutôt accompli. En tant que citoyen romain (Actes 22.25-28), il avait un statut très rare et prestigieux pour un Juif. Ce qui lui donnait accès à des privilèges légaux, comme la protection contre les châtiments arbitraires, le droit d’appel à César, etc. Il était Pharisien, membre du courant juif le plus strict, attaché à la Loi de Moïse et aux traditions (Actes 23.6), éduqué à Jérusalem par le très respecté Gamaliel, grand maître de la Loi. Tout cela faisait de Paul un homme hautement instruit, cultivé et expert dans les Écritures.

Paul n’était pas un misérable : il avait un statut social honorable et un métier noble. Il était fabricant de tentes (Actes 18.3), sachant qu’en ce temps-là, les tentes étaient indispensables pour les voyageurs, les soldats et les commerçants nomades.

Peut-être n’arrivons-nous pas à visualiser combien son statut était prestigieux, compte tenu de son époque et de la nôtre. Essayons un peu de contextualiser cela : imaginons aujourd’hui un homme issu d’une famille de classe moyenne supérieure ou bourgeoise, ayant une double nationalité avec des avantages légaux et des voyages facilités, ayant étudié dans une grande université prestigieuse comme la Sorbonne, Oxford, Harvard ou l’ENAM, spécialisé en droit, en philosophie ou en théologie. C’est un peu Paul des temps actuels : un ingénieur-artisan ou un entrepreneur de niche, un jeune magistrat avec un passeport diplomatique, capable de subvenir à ses besoins grâce à son savoir-faire technique, même sans fortune familiale. N’est-ce pas un accomplissement ?

On pourrait penser qu’une telle personne est comblée, et naturellement heureuse. Mais la preuve que ce n’est pas cela le bonheur, c’est que cet homme-là, lorsqu’il rencontra Jésus-Christ et développa une relation profonde avec lui, découvrit ce qu’est le vrai bonheur, au point de déclarer : « Et même je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l’excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur, pour lequel j’ai renoncé à tout, et je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ. » (Philippiens 3.8)

Sois abondamment béni(e) !

Mercredi, 22 octobre 2025 — Kevine P.

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