« Et Abraham dit à Dieu : Oh ! Qu’Ismaël vive devant ta face ! Dieu dit : Certainement Sara, ta femme, t’enfantera un fils ; et tu l’appelleras du nom d’Isaac. J’établirai mon alliance avec lui comme une alliance perpétuelle pour sa postérité après lui. »
Genèse 17.18-19
Il te donne Isaac, reçois-le !
Lorsque Dieu dit une fois de plus à Abraham qu’il lui donnera un enfant avec Sarah, après qu’il eut eu Ismaël, celui-ci répondit qu’en raison du temps passé, il serait peut-être préférable de se contenter de ce jeune garçon qu’est Ismaël pour accomplir ses promesses, plutôt que de s’attendre à ce que lui et sa femme, stérile et âgée, ont attendu trop longtemps.
Sauf que Ismaël représentait des efforts personnels. C’est simple, c’est ce qu’il y a de plus ordinaire. Prendre Agar n’avait rien d’extraordinaire. Elle n’avait pas de problèmes à concevoir, et cela ne faisait en rien éclater la gloire de Dieu qui n’avait pas guidé ce choix. Rien dans cette affaire n’avait vocation à lui rendre toute la gloire. Ismaël vint de la réflexion de Sarah, qui trouva logique de donner sa servante à son mari pour concevoir, afin que ce que Dieu avait dit sur l’héritage d’Abraham s’accomplisse. C’était en quelque sorte aider Dieu à accomplir sa propre parole.
Seulement, Dieu n’a besoin de l’assistance de personne. S’il fait une promesse, il l’accomplit parfaitement, de sorte que toute la gloire lui revienne. Et pour Abraham, il le fit. Le miracle se produisit. Sarah, dans sa vieillesse, donna la vie.
Quand on lit cette histoire, qu’en est-il de nous ? Nous, qui, pensons souvent, même inconsciemment, qu’il est possible de forcer la main de Dieu par nos œuvres pour avoir part à la vie éternelle. Nous qui sommes persuadés que nos œuvres peuvent subsister devant Dieu, au point de devenir les acteurs principaux de notre salut, plutôt que de croire qu’un Fils nous a été donné sans que nous ne l’ayons mérité, un Fils né d’une vierge, par lequel Dieu nous a sauvés.
Non pas que la vie en Christ ne nécessite pas des efforts de notre part, car bien que Isaac ait été le miracle de Dieu, ses parents ont dû en prendre soin pour qu’il grandisse et marche sur le droit chemin. Cependant, la grâce n’est pas quelque chose que l’on peut mériter par des efforts au préalable. La grâce nous a été donnée en Jésus-Christ. Et au lieu de nous focaliser sur nos œuvres, nous devons plutôt nous abandonner à la volonté du Père, en accueillant la grâce qui nous a été faite par le Fils de la promesse.
Dieu peut bénir tes efforts, car il a béni Ismaël en réponse à la prière d’Abraham. Mais il n’a jamais été Isaac. S’il pouvait prendre la place d’Isaac, Dieu aurait laissé tomber sa promesse. Or, ce ne fut pas le cas, afin que tu saches que le plan de Dieu est parfait. Et ce plan parfait s’accomplit en Jésus-Christ. Il est donc préférable de s’aligner à ce plan, en acceptant la faveur imméritée du Père par le Fils, en acceptant la vie nouvelle qu’il te donne et en y prenant soin, plutôt que de continuer à te battre par tes propres forces pour te faire une place dans le Royaume des Cieux.
Sois abondamment béni(e) !
Mardi, 21 octobre 2025 — Kevine P.

