« Car je pardonnerai leurs injustices, et je ne me souviendrai plus de leurs péchés ni de leurs iniquités. »
Hébreux 8.12
Le Dieu de l’oubli (II)
« Je pardonne mais je n’oublie pas », ai-je souvent entendu. Nous n’allons pas épiloguer dessus mais nous y réfléchirons plus sérieusement, chacun en ce qui le concerne, à la lumière du caractère de Dieu et après avoir considéré notre texte de référence. Il y a tout de même lieu de signaler que s’il y a des choses que nous ne voulons pas oublier, ce sont nos biens, les offenses et les fautes des autres. S’il y a en revanche une chose que nous voulons oublier ce sont nos propres offenses et fautes. Si nous le pouvions, nous ouvririons volontiers des livres, des cahiers entiers pour y inscrire toutes nos pertes et les torts subis de la part des autres. En même temps, ça nous arrangerait tellement d’être amnésiques sur les douleurs que nous avons infligées nous-mêmes, à Dieu premièrement, à notre prochain ensuite. La preuve ce n’est jamais avec gaieté que nous accueillons quiconque nous les rappelle.
« Alors ceux qui craignent l’Éternel se parlèrent l’un à l’autre ; L’Éternel fut attentif, et Il écouta ; et un livre de souvenir fut écrit devant Lui, pour ceux qui craignent l’Éternel et qui honorent son nom. » (Malachie 3.16). « Et je vis les morts, petits et grands, qui se tenaient devant le trône ; des livres furent ouverts. Et un autre livre fut ouvert, celui qui est le livre de vie ; et les morts furent jugés selon leurs œuvres, d’après ce qui était écrit dans ces livres. » (Apocalypse 20.12). « Car Dieu amènera toute œuvre en jugement, avec toute chose cachée, soit bonne, soit mauvaise. » (Ecclésiaste 12.14). Soyons clairs : Dieu n’oublie rien. Il se souvient absolument de tout. Même dans la niche de nos cœurs, il connaît toutes les mauvaises pensées qui s’y sont nichées, depuis le jour où elles ont germées. « Rien n’est caché devant lui, mais tout est nu et à découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte. » (Hébreux 4.13). Le Dieu qui donne un nom à toutes les étoiles de toutes les galaxies de l’univers, qui compte les grains de sable près de la mer, ne perd pas une seule miette de ce qui est né un jour dans notre esprit, que nos paroles ont exprimé et que nos actions ont concrétisé.
Pourtant…pourtant la Bible nous dit qu’il peut aussi oublier. Comment cela est-il possible ? Nous ne le savons pas mais nous savons deux choses : La première : Il choisit d’oublier. La seconde : Il choisit d’oublier nos injustices, nos péchés, nos iniquités. Et c’est plutôt une bonne nouvelle. En fait, c’est cela la bonne nouvelle du salut. Au jour du jugement, pour quiconque aura placé en Jésus, son oint, sa confiance, toutes les mentions compromettantes portant « injustices, péchés, iniquités » seront rayées, caviardées, comme dans les dossiers de renseignements classifiés. Heureusement pour nous, le Dieu qui se souvient de tout, est aussi le Dieu qui veut et peut oublier toutes nos fautes et nos transgressions. Contre quiconque s’en repent et place sa foi en notre Dieu Sauveur, aucune charge ne sera plus retenue. Oui nous pouvons nous souvenir d’un tort passé parce que physiologiquement notre mémoire ne se formate pas comme des disques durs d’un simple clic, parce que émotionnellement, nous souffrons encore de ce tort, mais souvenons-nous surtout de ce que Dieu a fait d’incroyable pour nous, souvenons-nous qu’il en a fait le choix. Que notre pardon aussi envers les autres tende vers l’oubli ! Et si nous nous rappelons encore de l’offense malgré les efforts consentis pour oublier, souvenons-nous aussi que dans un certain sens, oublier c’est davantage ne plus rien retenir contre l’auteur de l’offense; c’est faire preuve de justice, de bonté, de miséricorde, de compassion, en passant outre l’offense.
Il ne t’est pas demandé ici de faire confiance à celui qui t’a blessé(e), à croire naïvement qu’il ne recommencera pas. Seul Dieu est entièrement digne de confiance. En revanche, il t’est demandé de pardonner, de penser au pardon que Jésus a obtenu pour toi pour l’accorder aussi, de parler avec miséricorde et de faire acte de grâce. Oui la personne ne mérite certainement pas ton pardon tout comme tu ne mérites pas celui de Dieu. Alors pardonne et confie-toi au Dieu de l’oubli dont le Saint-Esprit s’occupera de panser tes plaies et d’entretenir ta mémoire de « tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui mérite l’approbation, tout ce qui est vertueux et digne de louange. (Philippiens 4.8 – LSG)
Sois abondamment béni(e) !
Lundi, 20 octobre 2025 — Freddy S.

