« Car si notre cœur nous condamne, Dieu est plus grand que notre cœur, et Il connaît toutes choses. »

1 Jean 4.20

Dieu nous a dotés d’une formidable capacité qui est la sienne, c’est celle d’éprouver des sentiments. En effet, la Bible est pleine de manifestations des sentiments de l’Eternel et de son fils vis-à-vis de la race humaine : compassion, amour, tristesse, joie…. Le cœur est un bel atout pour le chrétien. Mais celui-ci peut aussi, parfois, nous entraîner dans une inertie sans précédent en nous culpabilisant. Peut-être avons-nous entendu ou lu les histoires de Zachée le publicain, de Marie la femme pècheresse, aux mœurs légères ou simplement prostituée, de la prière du publicain et du pharisien dans le temple, sans  prêter grande attention à l’attitude commune que ces personnes avaient. Toutes ces personnes désiraient rencontrer Jésus et jouir de sa présence. Mais leurs cœurs leurs faisaient savoir que leurs péchés étaient d’une noirceur et d’une immensité ne pouvant leur permettre d’approcher la présence de Dieu, d’où leur hésitation, leur honte. Loin d’être mauvaise comme beaucoup d’entre nous le considère, cette action du cœur devrait surtout être un signal d’alarme pour nous ramener sur le droit chemin. 

En effet, Zachée sur l’arbre désirait voir et avoir le Christ (Luc 19.1-5). Marie avait pris conscience de sa situation peu enviable et était saisie de honte puisque ses yeux étaient dirigés non pas vers le regard de Christ, mais vers ses pieds (Luc 7.37-38). Le publicain était de même resté cloitré dans un coin du temple se sachant ou se croyant indigne de s’adresser à Dieu (Luc 18.13). Remarquons-nous surtout que malgré ces attitudes toutes ces personnes se sont avancées vers Dieu, vers le Christ ? Elles ont fait le premier pas, elles ont fait le pas nécessaire, elles ont entendu le Christ frappé et leurs cœurs se sont ouverts à lui : l’un a grimpé sur un arbre, l’autre a bravé le refoulement et les injures pour entrer dans une maison « d’honnêtes gens » où Christ était reçu et, le dernier, malgré l’injure, n’a pas manqué d’exprimer sa désolation à Dieu. A leur pas, Christ a répondu comme il l’a promis puisque le salut et le pardon leur ont été accordés ! (Apocalypse 3.20)

Il arrive que nous nous sentions accablés, sales et indignes de nous tenir devant Dieu, que le malin profite de l’occasion allant jusqu’à remettre en question même l’allégeance que nous avions faite à Dieu. Il arrive que nous retombions dans les travers d’un péché, d’une mauvaise action dont on cherche à se départir ou dont on vient de se repentir. Aujourd’hui, mettons-nous en tête que la condamnation de notre cœur doit à chaque fois nous servir immédiatement de tremplin pour la repentance, pour le pardon et non de prétexte à l’inertie. A lire le texte du jour, les histoires des personnages cités plus haut et bien d’autres, l’on se rendra compte que Jésus n’est jamais loin pour nous relever. Il n’y a pas un délai à respecter pour se repentir d’un péché qu’on vient de connaître ou qu’on a commis, il n’y a pas un nombre limité de fois où l’on peut paraitre devant la face du Dieu d’amour pour le pardon ; la condamnation du cœur est l’occasion immédiate du pardon divin, de la manifestation de la rédemption. Sachons qu’à chaque fois que notre cœur nous condamne, nous sommes en fait au seuil de la repentance, un peu comme si nous étions dans une pièce éclairée et que nous franchissions le pas d’une pièce obscure. Pendant qu’on se tient là, on a encore le choix de faire un pas en arrière plutôt que de s’enfoncer dans les ténèbres. Et ce choix nous est indéfini aussi longtemps que nous sommes sincères envers Dieu. Peu importe depuis combien de temps tu t’es enfoncé dans le péché, pour Christ il te suffit juste d’un pas, la lumière, le pardon, la rédemption est là !

Sois abondamment béni(e) !

Vendredi, 17 octobre 2025 — Fabrice K.

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