« Est-il permis ou non de faire une guérison le jour du sabbat ? »

Luc 14.3

Sur le point de manifester la gloire de Dieu par une guérison miraculeuse, Jésus choisit délibérément le jour du sabbat pour confronter les pharisiens et les scribes dans leur attachement légaliste à la loi. En posant la question provocante : « Est-il permis, de guérir le jour du sabbat ? En d’autres termes, est-il permis de faire du bien ou de faire du mal, de sauver une vie ou de la perdre ? », il ne cherche pas seulement à guérir un homme physiquement, mais à réveiller une conscience spirituelle engourdie. Face au silence de ses accusateurs, Jésus expose l’absurdité d’un culte sans compassion, rappelant que le sabbat, loin d’être un joug, est un espace sacré de miséricorde et de restauration. 

À la question de Jésus, un silence. Par ignorance ou par peur ? Jésus manifeste envers un « inconnu » ce qui est immuable en tout temps : l’amour ! Aucune situation ne peut ou ne doit changer la manifestation de l’amour dans nos vies. 

C’est quoi le sabbat pour vous ? Un jour où le repos l’emporte sur les actes, aussi nobles puissent-ils être ? Par cet acte de charité, mais aussi de défiance à l’égard des traditions humaines empreints de religiosité, le Seigneur Jésus Christ qui avait déjà à moult reprises été accusé de transgresser le sabbat, se présente comme le Maître du sabbat, c’est-à-dire celui qui a la capacité de l’interpréter et le définir (Matthieu 12.8)

En posant la question, Jésus ne s’attendait pas à une simple réponse affirmative ou négative. Par son interrogation, il visait à éveiller les consciences, à les amener à comprendre que l’essentiel ne réside pas dans l’application rigide des principes humains, mais dans la pratique vivante de la miséricorde. En guérissant le jour du sabbat, il ne transgressait pas la loi divine, mais en révélait l’accomplissement parfait. Plus encore, ce geste symbolisait l’entrée du monde dans une nouvelle ère : la dispensation de la grâce, où l’amour et la compassion surpassent le légalisme de l’ancienne alliance. « Car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ. » (Jean 1.17).

Sois abondamment béni(e) !

Samedi, 11 octobre 2025 — Fabrice K.

Retour en haut