« Les filles de Tselophkad ont raison. Tu leur donneras en héritage une possession parmi les frères de leur père, et c’est à elles que tu feras passer l’héritage de leur père. »
Nombres 27.7
Ce que nous apprennent les filles de Tselophkad (V)
Nous apprenons beaucoup de ces femmes, notamment sur Dieu. Grâce à leur intervention, nous voyons se dessiner quelques traits du caractère de Dieu. Et il n’y a rien de plus fascinant. C’est cela au fond la théologie. Elle n’est pas l’apanage des écoles faites pour ça. Elle est commune à tous ceux qui obéissent à cet ordre : « Arrêtez, et sachez que je suis Dieu : Je domine sur les nations, je domine sur la terre. » [Psaume 46.10, (11 selon certaines versions)]. Arrêtons-nous et faisons plus ample connaissance avec Dieu. Une chose qui intrigue en rapport avec Lui justement, dans la séquence historique qui nous occupe, c’est le fait que jusque-là, la loi de Moïse n’avait pas expressément prévu le cas de figure soulevé par les filles de Tselophkad. Nous parlons pourtant de la prescience de Dieu, c’est-à-dire cette étrange faculté qu’Il a de connaître les choses, les personnes et ce qu’il adviendra d’eux longtemps à l’avance. « Dès le commencement j’annonce la fin, et longtemps d’avance ce qui n’est pas encore accompli ; je dis : Mes arrêts subsisteront, et j’exécuterai toute ma volonté » (Ésaïe 46.10). « Pierre, apôtre de Jésus Christ, à ceux qui … sont élus selon la prescience de Dieu le Père…! » (1 Pierre 1.1-2). Pourtant, la situation des filles de Tselophkad en était une nouvelle qui n’avait pas encore été légiférée. Dieu en a-t-il été surpris ? Non !
Nous découvrons qu’entre la connaissance, l’intelligence illimitées de Dieu et ce qu’Il choisit de nous révéler, il y a un mystère abyssal que seul Lui peut nous faire percer. C’est aussi ce qui fait qu’Il est Dieu et non une créature encore moins un homme. Par ailleurs, Il est méthodique, ne dit et ne fait rien que la nécessité n’impose pas. Sa révélation est progressive. Gardons absolument à l’esprit que Dieu ne verse jamais dans la fantaisie. Chaque règle de la loi a une raison bien précise qui peut nous échapper théologiquement, scientifiquement, culturellement et historiquement mais qui n’en est pas moins réelle et parfaite.
Parfois Dieu donne des explications. Parfois il n’en donne pas pour éprouver notre foi et notre obéissance. Parfois, il nous fait anticiper des situations qu’il règle d’avance. Parfois il les laisse arriver pour mieux nous instruire sur la règle applicable. Ce fut le cas de la transmission successorale par les filles. Ce fut également le cas de certains Israélites qui étaient impurs au contact avec un cadavre et ne pouvaient célébrer la Pâque au temps fixé. Lorsque les concernés ont évoqué eux-aussi leur cas, Dieu leur a donné une loi nouvelle : ceux qui sont impurs ou en voyage au moment de la Pâque pourront la célébrer un mois plus tard.
Aujourd’hui nous ne sommes plus soumis à la Loi de Moïse. Nous ne l’étudions pas pour l’appliquer scrupuleusement parce que ce n’est plus nécessaire. Non seulement nous réalisons notre incapacité naturelle à le faire (nous aurions même du mal à garder en permanence une seule et simple règle comme l’ont prouvé Adam et Ève) mais encore Jésus est venu l’accomplir pour nous.
Le crois-tu pour toi ?
Sois abondamment béni(e) !
Jeudi, 02 octobre 2025 — Freddy S.

