« Pourquoi le nom de notre père serait-il retranché du milieu de sa famille, parce qu’il n’avait point eu de fils ? Donne-nous une possession parmi les frères de notre père. »

Nombres 27.4

« Donne-nous une possession parmi les frères de notre père. » C’est ce que demandent les cinq filles de Tselophkad (Nombres 27.4). À qui font-elles la demande ? À Moïse. C’est avant tout devant lui que « Machla, Noa, Hogla, Milca et Thirsta, s’approchèrent et se présentèrent » (Nombres 27.1-2). Ce détail est important pour comprendre la recette derrière le succès de leurs démarches, laquelle se reconnaît à la lumière du caractère de Dieu dont la beauté ne finira jamais de nous surprendre et de nous émerveiller. Elles avaient une question à soulever, une préoccupation à partager. Elles l’ont fait devant la personne indiquée, reconnaissant sans réserve son autorité en tant qu’intermédiaire entre Dieu et le peuple. Elles l’ont fait en outre, sans murmures, sans protestations, sans mouvements d’humeur, sans vives contestations. Elles avaient appris des erreurs des autres, plus particulièrement de leur père : « Notre père est mort dans le désert ; il n’était pas au milieu de l’assemblée de ceux qui se révoltèrent contre l’Éternel, de l’assemblée de Koré, mais il est mort pour son péché, et il n’avait point de fils » (Nombres 27.3).

Quel péché avait commis leur père ? Sans doute celui rapporté dans Nombres 14 dont toute sa génération s’était rendue coupable devant Dieu. « Tous les enfants d’Israël murmurèrent contre Moïse et Aaron, et toute l’assemblée leur dit : Que ne sommes-nous morts dans le pays d’Égypte, ou que ne sommes-nous morts dans ce désert ! Pourquoi l’Éternel nous fait-il aller dans ce pays, où nous tomberons par l’épée, où nos femmes et nos petits enfants deviendront une proie ? Ne vaut-il pas mieux pour nous retourner en Égypte ?Et ils se dirent l’un à l’autre : Nommons un chef, et retournons en Égypte » (Nombres 14.2-4). Ce mouvement de rébellion intervint après que Moïse ait envoyé douze espions explorer la terre promise. De retour de la mission, dix d’entre eux, intimidés par les défis qui attendaient le peuple, ont fait un rapport très négatif. Ce qui a occasionné un tumulte et un tollé général au point de menacer de lynchage populaire, toute voix discordante,  notamment celle des deux autres éclaireurs, Caleb et Josué. « Toute l’assemblée parlait de les lapider, lorsque la gloire de l’Éternel apparut sur la tente d’assignation, devant tous les enfants d’Israël » (Nombres 14.10). La sentence de Dieu fut alors immédiate et sans appel : « Vos cadavres tomberont dans ce désert. Vous tous, dont on a fait le dénombrement, en vous comptant depuis l’âge de vingt ans et au-dessus, et qui avez murmuré contre moi, vous n’entrerez point dans le pays que j’avais juré de vous faire habiter, excepté Caleb, fils de Jephunné, et Josué, fils de Nun. Et vos petits enfants, dont vous avez dit: Ils deviendront une proie! je les y ferai entrer, et ils connaîtront le pays que vous avez dédaigné » (Nombres 14.29-31). Cinq de ces enfants, les filles de Tselophkad, avaient bien retenu la leçon. Elles avaient certes, elles aussi, des interrogations, des craintes, des besoins. Toutefois, c’est avec une attitude différente de celle de leur père qu’elles les ont exprimés. Au lieu de murmurer contre Moïse, elles se sont approchées et présentées devant lui. Dans la soumission et la dépendance envers Dieu, elles attendaient à travers Moïse des réponses et une solution. 

Comme elles, sachons tirer profit des tristes expériences de rébellion contre Dieu, autour de nous. Souvenons-nous que « le salaire du péché, c’est la mort. » (Romains 6.23) et que « la voie des perfides (ou transgresseurs) est rude » (Proverbes 13.15, LSG). Ne marchons pas plus longtemps sur les pas de ceux qui nous ont précédés et qui ont fini sur  « le chemin qui mène à la perdition » (Matthieu 7.13-14, LSG). Nous avons certainement des besoins dans le présent, des appréhensions quant au futur et à l’éternité. Nous luttons contre bien des inquiétudes. Nous avons des questions encore sans réponses. Il est légitime d’en parler et jamais Dieu ne cherche à nous museler. Cependant, Il exigera toujours la soumission et la dépendance dans l’attitude avec laquelle nous nous exprimons. « Je veux donc que les hommes prient en tout lieu, levant des mains pures, sans colère ni dispute » (1 Timothée 2.8). Enfin Moïse, saisi par les filles de Tselophkad, était en quelque sorte ce que Jésus-Christ allait devenir de manière parfaite, Lui qui est aujourd’hui, seul véritable intermédiaire entre Dieu et nous. « Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme, qui s’est donné lui-même en rançon pour tous » (1 Timothée 2.5-6). C’est en  Lui et en son nom seuls, que nous pouvons et devons nous approcher de Dieu, nous présenter devant Lui et Lui faire connaître, en toute chose, nos besoins (Philippiens 4.6). 

Sois abondamment béni(e) !

Mardi, 30 septembre 2025 — Freddy S.

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