« Pourquoi le nom de notre père serait-il retranché du milieu de sa famille, parce qu’il n’avait point eu de fils ? Donne-nous une possession parmi les frères de notre père. »

Nombres 27.4

« Les filles de Tselophchad, …Machla, Noa, Hogla, Milca et Thirsta, s’approchèrent et se présentèrent devant Moïse, devant le sacrificateur Éléazar, et devant les princes et toute l’assemblée… Elles dirent : Notre père est mort dans le désert … pour son péché, et il n’avait point de fils. Pourquoi le nom de notre père serait-il retranché du milieu de sa famille, parce qu’il n’avait point eu de fils ? Donne-nous une possession parmi les frères de notre père. » (Nombres 27.1-4). Non seulement Dieu satisfera leur demande, mais Il légiféra sur leur cas, fixant de nouvelles règles en matière de succession (Nombres 27.7-11). Ces braves femmes, que l’on ne cite pas assez en exemple, aux côtés d’héroïnes de la foi comme de Ruth, Esther, Déborah, ont été remarquablement entreprenantes et leurs démarches novatrices ont été couronnées de succès.  Nous avons beaucoup à apprendre d’elles. Grâce à elles, nous découvrons avant tout plusieurs vérités, à la fois sur nous-mêmes et sur Dieu. Nous pouvons d’ores et déjà en citer une : Les mots et les concepts sont ce que nous en faisons. En soi, ils sont parfois neutres.  Ce sont nos pensées, nos intentions, nos motivations qui les chargent de sens et d’une connotation ou péjorative ou méliorative. C’est en fonction de ce qui nous arrange ou nous dérange personnellement que nous nommons les choses et jouons avec les mots. Ceux-ci sont aisément manipulables. À titre d’exemple, on pourrait, selon notre perspective, avoir des scrupules à qualifier les filles de Tselophkad, de « féministes » avant-gardistes ou au contraire voir dans leur intervention, (un progressisme) ou une avancée peu significative, au regard d’une société jugée extrêmement « patriarcale ». 

Les idées chercheront toujours des mots pour habiller nos sentiments. C’est pourquoi Salomon avertit : « Garde ton cœur plus que toute autre chose, car de lui viennent les sources de la vie. » (Proverbes 4.23) ; Le Seigneur Lui-même enseigna : « L’homme bon tire de bonnes choses du bon trésor de son cœur, et l’homme mauvais tire de mauvaises choses de son mauvais trésor. Car c’est de l’abondance du cœur que la bouche parle » (Luc 6.45). Et Paul mit en garde contre la superficialité « des disputes de mots, qui ne servent à rien, sinon à la ruine de ceux qui écoutent » (2 Timothée 2.14). Il nous faut donc nous défaire des termes tels que nous les avons reçus et aller nous-mêmes à la découverte des faits ou réalités qu’ils ont la prétention de décrire ou de designer. Apprécions ceux-ci uniquement à la lumière des pensées de Dieu qui a dit : « mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, dit l’Éternel. Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos pensées » (Ésaïe 55.8-9).

Sois abondamment béni(e) !

Dimanche, 28 septembre 2025 — Freddy S.

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