« Evite les discussions folles, les généalogies, les querelles, les disputes relatives à la loi ; car elles sont inutiles et vaines. »

Tite 3.9

Si nous nous estimons mis en cause, critiqués ou présentés de façon inexacte, ou préjudiciable dans un média (journal, émission de radio, télévision, site d’information, etc.), nous disposons d’une garantie qui nous permette de faire publier ou diffuser notre propre version des faits, dans le même média, afin de corriger, nuancer ou contester les informations diffusées. Cette garantie c’est le droit de réponse. De manière moins formelle, plus générale ou plus courante, nous avons le droit de nous exprimer. La liberté d’expression dans les pays dits démocratiques est un droit fondamental et naturel qu’il faut absolument protéger tant qu’elle ne cause aucun tort socialement, légalement prohibé. Là où elle est effectivement reconnue et protégée, on ne s’en prive pas. Au contraire, on en use à temps et à contretemps dans les marges prévues par nos lois. Ce qui se traduit entre autres par le fait que ce n’est plus un droit mais un devoir que nous nous faisons de nous exprimer et c’est encore pire quand un propos malvenu nous est tenu. Nous nous sentons contraints de répondre même lorsque rien ne nous y oblige. La discussion a beau s’enliser dans une incompréhension mutuelle, voire un vif désaccord. Rien à faire, la locomotive est en marche. Elle ne peut plus freiner. 

« Nous bronchons tous de plusieurs manières. Si quelqu’un ne bronche point en paroles, c’est un homme parfait, capable de tenir tout son corps en bride… la langue, aucun homme ne peut la dompter ; c’est un mal qu’on ne peut réprimer ; elle est pleine d’un venin mortel. » (Jacques 3.2,8). À la vérité, ce qui passe pour un droit, qu’on s’imagine parfois comme un devoir, peut cacher une tendance irrépressible à un type de péché de la langue. La réalité de ce péché se traduit par notre incapacité à garder le silence, même lorsque nous nous y essayons. À moins que le silence ne nous soit imposé, il nous est très difficile de ne pas ouvrir la bouche, soit pour dire une chose qui ne convient pas soit pour réagir à une chose qui ne nous convient pas. Nous nous persuadons que notre réponse est nécessaire alors qu’en réalité nous sommes non seulement dans l’incapacité naturelle de faire autrement mais aussi mus par le désir de flatter notre ego, sans but véritable. Tout cela nous conduit à ce que l’apôtre Paul a appelé, entre autres, « des vaines discussions » (1 Timothée 6.5).

Nous devons reconnaître avec l’apôtre que c’est fâcheux, malsain et dangereux. D’ailleurs, le Seigneur Lui-même a prévenu : « Je vous le dis : au jour du jugement, les hommes rendront compte de toute parole vaine qu’ils auront proférée. Car par tes paroles tu seras justifié, et par tes paroles tu seras condamné » (Matthieu 12.36-37). Pour s’en prémunir, la Bible nous donne une alternative sainte, saine, juste, bonne, paisible et utile : éviter « les discussions folles, … les querelles, les disputes… », même entre frères et sœurs dans la famille de Dieu. Le Seigneur veut nous y aider. Quand le monde se perd toujours plus dans des dialogues de sourds, d’interminables débats et des polémiques mesquines, laissons-nous transformer « par le renouvellement de l’intelligence », afin de discerner « quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait » (Romains 12.2), en l’occurrence qu’Il nous libère du désir immodéré de parler, de répondre quand ce n’est pas pour « quelque bonne parole, qui serve à l’édification et communique une grâce à ceux qui l’entendent » (Éphésiens 4.29). Nous ne sommes pas obligés de parler. Nous ne perdons rien au change si nous nous abstenons ; au contraire, nous y gagnons au final. « Même l’insensé, quand il se tait, passe pour sage ; celui qui ferme ses lèvres est un homme intelligent. » (Proverbes 17.28).

Sois abondamment béni(e) !

Lundi, 22 septembre 2025 — Freddy S.

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