« Lorsque le temps où il devait être enlevé du monde approcha, Jésus prit la résolution de se rendre à Jérusalem. »

Luc 9.51

Admirez ! Regardez notre vaillant héros diriger résolument son regard et ses pas vers la ville sainte mais ironiquement celle qui tue les prophètes et qui lapide ceux qui lui sont envoyés. Combien de fois avait-il voulu rassembler les enfants de cette ville, comme une poule rassemble sa couvée sous ses ailes, et ils ne l’ont pas voulu ! (Luc 13.34 ; cf. Matthieu 23.37). Regardez-le foncer tout droit dans cette ville, sachant le sort terrible qui l’y attendait. « Voici, nous montons à Jérusalem, et tout ce qui a été écrit par les prophètes au sujet du Fils de l’homme s’accomplira. Car il sera livré aux païens ; on se moquera de lui, on l’outragera, on crachera sur lui, et après l’avoir battu de verges, on le fera mourir ; et le troisième jour il ressuscitera » (Luc 18.31-33). Il le disait sans filtre, sans fioritures à ses disciples alors qu’Il s’y rendait courageusement. Quelle Sauveur intrépide ! Il savait quel brasier il allait éteindre de son sang ! Il savait de quelles flammes il allait sauver non seulement son peuple mais aussi l’humanité entière. Le feu de la colère divine s’était allumé contre tout pécheur ; l’incendie s’était déjà déclaré contre tous les hommes. « Car voici, le jour vient, ardent comme une fournaise. Tous les arrogants et tous ceux qui commettent le mal seront comme du chaume ; le jour qui vient les embrasera, dit l’Éternel des armées, il ne leur laissera ni racine ni rameau » (Malachie 4.1). « La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive » (Romains 1.18). « Le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur » (Romains 6.23). 

Notre Sapeur-pompier n’a pas reculé. Il était le seul à pouvoir nous sauver de la fournaise vers laquelle nos péchés nous précipitaient et il allait le payer de sa vie. « Il est un baptême dont je dois être baptisé, et combien il me tarde qu’il soit accompli ! » (Luc 12.50). Il était venu pour souffrir et mourir. Il avait consacré trente-trois années et demie de sa vie à cela. Il n’était pas venu pour tout juste mener la vie parfaite,  infiniment riche et abondante qu’il a menée en un tel laps de temps. Cela n’aurait fait que nous condamner en toute justice, puisqu’il était homme comme nous, « tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché » (Hébreux 4.15). Sa vie pure et sans tache, en tout point agréable à Dieu, dans laquelle le Père a déclaré : « J’ai mis toute mon affection » (Matthieu 3.17), Il l’a offerte en sacrifice sur la croix sanglante. S’il n’y avait eu que l’horreur de la crucifixion et de la flagellation qui l’a précédée – dont les détails historiques et la description des blessures infligées au corps font froid dans le dos – notre admirable Sauveur n’aurait pas éprouvé un seul instant les frayeurs de l’âme dans le jardin de Gethsémani. Mais il savait depuis le début qu’il allait subir bien pire que cela. « Méprisé et abandonné des hommes, homme de douleurs et habitué à la souffrance, semblable à celui devant qui on se voile la face, il était … considéré comme puni, frappé de Dieu et humilié. Mais il était blessé pour nos transgressions, brisé pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris » (Ésaïe 53.3-5). 

Notre Sauveur est vraiment le Fils unique que Dieu a donné par amour pour le monde « afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3.16). C’est le Fils de l’homme, le Véritable, le seul homme né pour mourir et qui a vécu dans ce but rédempteur pour nous. Quand Dieu a établi Jérémie prophète, Il l’a préparé à l’adversité qui attendait ce ministère avec une promesse parmi les plus puissantes et encourageantes qu’il soit : « Voici, j’ai rendu ton visage aussi dur que leur visage, et ton front aussi dur que leur front. J’ai rendu ton front comme un diamant, plus dur que le roc. Ne les crains pas, quoiqu’ils soient une famille de rebelles » (Ézéchiel 3.8-9). C’est avec ce front que notre Seigneur s’est rendu au front le plus terrible qu’il soit : le Calvaire de la Croix. Tout cela, pour nous sauver. Sur ses traces…admirons Le.

Sois abondamment béni(e) !

Jeudi, 18 septembre 2025 — Freddy S.

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