« L’Éternel Dieu dit : Il n’est pas bon que l’homme soit seul; je lui ferai une aide semblable à lui. »
Genèse 2.18
La solitude : un désert
Selon les sages de ce monde, l’Homme est souvent défini comme un animal politique, c’est-à-dire un être naturellement destiné à vivre dans la cité, en relation avec ses semblables. Cette définition souligne une vérité : l’homme ne peut s’accomplir pleinement dans l’isolement, car sa nature profonde l’oriente vers la communauté, le dialogue et la coopération.
Cependant, la Bible confirme et dépasse cette vision en révélant l’origine divine de ce besoin. Tout au long du récit de la création, l’Éternel contemple son œuvre et déclare à chaque étape : « Et Dieu vit que cela était bon. » (Genèse 1.13,18,25). Mais un fait singulier apparaît. Adam, bien qu’entouré par toutes espèces de créatures, ne retrouve pas un correspondant. C’est alors que Dieu prononça pour la première fois un constat différent : « L’Éternel Dieu dit : Il n’est pas bon que l’homme soit seul ; je lui ferai une aide semblable à lui. » (Genèse 2.18).
L’impératif de compagnie de l’homme ne renvoie donc pas seulement à une nécessité sociale ou politique, mais une dimension inscrite par le Créateur dans l’être humain. En créant la femme, Dieu ne fait pas qu’ajouter un être nouveau. Il offre à l’homme un vis-à-vis, un partenaire avec qui partager, dialoguer et construire une véritable communion.
L’homme a été créé pour vivre dans la communion avec Dieu et non pour demeurer dans l’isolement, ni par rapport à lui-même, ni par rapport aux autres. L’apôtre Paul le rappelle : « Dieu est fidèle, lui qui vous a appelés à la communion de son Fils, Jésus-Christ notre Seigneur » (1 Corinthiens 1.9). Cette vocation fondamentale montre que la communion avec Dieu est la source de toute autre relation authentique. Coupé de son Créateur, l’homme se replie sur lui-même et finit par s’éloigner des autres. Mais uni à Dieu, il apprend à s’ouvrir, à aimer et à entrer dans une fraternité véritable.
Au-delà de la relation conjugale mise en lumière par le texte de notre méditation, cette parole souligne un besoin plus large et vital : celui de tisser des liens fraternels. L’être humain ne s’accomplit pas seulement dans le couple, mais aussi dans la communauté, là où la communion se vit pleinement. Ainsi, aucun homme n’est complet en lui-même. L’épanouissement et l’accomplissement véritables se trouvent dans la rencontre avec un être d’une nature correspondante. Cette complémentarité ne se limite pas au foyer : elle se manifeste également dans la vie professionnelle et sociale. Dans les affaires, comme dans tout projet commun, car deux valent mieux qu’un et c’est à deux que l’on peut donner le meilleur de soi-même et atteindre des résultats plus élevés (Ecclésiaste 4.9-12).
Le corps de Christ, en particulier, est appelé à être ce lieu de partage et de soutien où la solitude est brisée. L’Église n’est pas simplement une assemblée, mais une famille spirituelle dans laquelle nous apprenons à porter les fardeaux les uns des autres (Galates 6.2), à nous exhorter réciproquement (Hébreux 3.13), et à nous pardonner mutuellement (Éphésiens 4.32).
Ne sois donc pas un constructeur de murs, enfermé dans la solitude. Sois plutôt un bâtisseur de passerelles, ouvrant le chemin à la rencontre et à l’échange. L’homme a été créé pour vivre en relation, partager ses forces et s’enrichir au contact d’autrui. L’isolement, qu’il soit personnel ou professionnel, empêche de réaliser pleinement le potentiel que le Créateur a déposé en toi.
Sois abondamment béni(e) !
[ Cette méditation est inspirée du Podcast Fraîche Rosée ]
Dimanche, 14 septembre 2025 — Guy D.

