« Un homme envieux a hâte de s’enrichir, Et il ne sait pas que la disette viendra sur lui. »
Proverbes 28.22
Envie ou contentement
Avec l’avènement des réseaux sociaux, l’exposition des richesses et des acquisitions luxueuses s’est largement démocratisée. Ce phénomène entraîne souvent la convoitise chez bon nombre d’abonnés, fascinés par des modèles de réussite apparente. Pourtant, cette nouvelle forme d’«identification» moderne ne repose plus sur des valeurs humaines, sociales ou morales solides, mais sur la popularité, l’image et le paraître. Beaucoup en viennent alors à ignorer le prix caché à payer pour atteindre une telle visibilité et figurer parmi les « importants » de la société.
Aujourd’hui, de nombreux chrétiens ne sont pas épargnés. Sous l’influence du monde et de ses standards, ils en viennent à oublier leur véritable identité en Christ pour aspirer à devenir des vedettes. Leurs aspirations ne sont plus guidées par l’Esprit de Dieu, mais par le désir de plaire, d’être vus et reconnus selon les critères de ce siècle, dominé par l’ennemi. Ainsi, au lieu de refléter la gloire de Christ, ils se laissent séduire par la gloire passagère que propose le prince de ce monde.
Le texte de notre méditation nous fait savoir que la ruine est la conséquence de l’envie de posséder. A cet effet, en remontant à l’histoire de la création, nous voyons qu’Ève fut séduite parce qu’elle se laissa convaincre par l’ennemi. Satan réussit à lui faire oublier son identité en Dieu, en lui proposant une expérience censée l’élever au rang de « semblable à Dieu » : « Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. » (Genèse 3.5).
L’arbre qu’Ève observait quotidiennement devint soudainement attrayant à ses yeux et sembla précieux, comme s’il détenait le secret pour ouvrir son intelligence et la rendre « semblable à Dieu » (Genèse 3.6). Pourtant, Dieu les avait déjà créés, elle et son mari, à son image, leur donnant une dignité et une autorité incomparables. (Psaumes 82.6). Malheureusement, Ève, aveuglée par l’envie d’un statut que Satan lui faisait miroiter, tomba dans le piège. Cette désobéissance entraîna non seulement sa propre chute, mais aussi la ruine de toute l’humanité (Romains 5.14).
Il ne sert à rien de convoiter ou d’envier l’opulence de certaines personnes, surtout lorsque nous ignorons le prix et les sacrifices qu’elles ont dû endurer pour y parvenir. La richesse matérielle, l’apparence de succès ou la popularité ne garantissent ni la paix intérieure ni la véritable joie. Bien souvent, ceux qui semblent les mieux lotis cachent derrière leur gloire des luttes, des fatigues et parfois des compromis que nous ne percevons pas (Psaumes 73.3).
Dieu, en revanche, nous invite à une perspective radicalement différente. Il nous appelle à vivre dans le contentement, à nous réjouir de ce que nous avons, même si cela semble modeste aux yeux du monde. Le contentement n’est pas la résignation, mais une joie profonde qui découle de la confiance en Dieu et de la reconnaissance pour ses bénédictions quotidiennes (Philippiens 4.11).
Se réjouir de ce que l’on a, c’est reconnaître que tout ce qui nous est donné – santé, famille, foyer, amitié, paix du cœur – vient de Lui. C’est aussi apprendre à mesurer la vraie richesse non pas à l’aune de possessions éphémères, mais à celle de l’amour, de la grâce et de la présence de Christ dans notre vie. Ainsi, dans l’abondance comme dans la disette, nous demeurons constants, heureux et comblés, car notre contentement ne dépendra plus des choses du monde, mais de Celui qui satisfait pleinement notre âme (1 Timothée 6.6).
Sois abondamment béni(e) !
[ Cette méditation est tirée du podcast Fraîche Rosée ]
Samedi, 13 septembre 2025 — Guy D.

