« Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, soit que vous fassiez quelque autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu. »
1 Corinthiens 10.31
Réussir ou mourir en essayant (IX)
On raconte l’histoire d’un modeste enseignant d’école du dimanche, membre d’une petite église, qui n’avait qu’un seul élève fidèle : un jeune garçon pauvre, mal vêtu, que les autres enfants ne fréquentaient pas beaucoup. L’enseignant, malgré cette petite « classe », se donnait de tout son cœur pour lui transmettre la Parole de Dieu. Ce garçon, selon l’histoire, serait le 16ᵉ président des États-Unis, Abraham Lincoln, connu pour avoir fait abolir l’esclavage aux États-Unis. Moins connu, l’humble professeur d’école du dimanche, Edward Kimball, résidant à Boston au milieu du 19ᵉ siècle, se serait un jour intéressé à un jeune homme perdu de son église, avec qui il a patiemment partagé l’Évangile, le soutenant et l’encourageant dans la foi. Ce jeune homme n’était nul autre que le célèbre Dwight L. Moody, l’un des plus grands évangélistes de son temps, grâce à qui des écoles bibliques ont été construites, des missions ont été fondées, et dont les prédications ont touché des millions de vies.
Ces exemples parmi tant d’autres doivent nous encourager non seulement à croire en Jésus pour être sauvés, mais aussi à le suivre et à le servir du mieux que nous pouvons, dans la cadre où nous nous trouvons, avec les ressources dont nous disposons. Sur terre, le Seigneur s’est une fois pris d’admiration pour une pauvre veuve qui donnait, avec tout son cœur, ses deux dernières oboles en offrande à Dieu. Il en rendit le témoignage : « Je vous le dis en vérité, cette pauvre veuve a mis plus que tous ceux qui ont mis dans le tronc ; car tous ont mis de leur abondance, mais elle, elle, a mis de sa pauvreté tout ce qu’elle avait, tout ce qu’elle possédait pour vivre. » (Marc 12.43-44). Nous pouvons nous représenter le sentiment d’insignifiance d’un jeune garçon qui n’avait que cinq pains et deux poissons à apporter face au besoin d’une foule affamée de près de 5000 hommes, sans compter les femmes et les autres enfants, tous venus écouter Jésus. Un des apôtres du Seigneur ne manqua pas d’ailleurs d’enfoncer le clou : « Il y a ici un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons ; mais qu’est-ce que cela pour tant de gens ? » (Jean 6.9) À sa place nous nous serions peut-être dits : « j’aurais mieux fait de rester assis et de cacher mes maigres réserves. Qu’ai-je cru ? Quelle différence cinq pains et deux poissons pouvaient-ils bien faire ? » Heureusement Jésus n’était pas de cet avis et il s’en est bien servi pour nourrir miraculeusement la multitude dans le besoin.
Dieu nous appelle à croire en lui et à le servir là où nous nous trouvons, au sein de relations qu’il a tissées pour nous, avec les modestes ressources dont il nous a dotés et qu’il se chargera de faire fructifier pour sa gloire et le salut des autres. Nous sommes faits pour cela par sa grâce. Nous avons été sauvés à cet effet. Dieu ne tarit pas d’œuvres excellentes qu’il a préparées d’avance pour que nous les pratiquions. Est-ce une entreprise dont il fera reposer le succès des opérations sur notre professionnalisme et notre intégrité ? Peut-être un usager qui ne savait à quel saint se vouer jusqu’à ce qu’il frappe à notre porte ? Peut-être a-t-il placé sous notre autorité et notre protection, encore dans leur enfance, des futurs citoyens modèles dont la piété, la probité, l’éducation chrétienne seront bien utiles à la nation. Peut-être nous a-t-il placés dans le voisinage d’une personne qui n’oubliera jamais notre accueil et notre savoir vivre. Et si nous avons un franc à donner à ces agences missionnaires qui vont à notre place jusqu’aux confins de la terre pour répandre la Bonne nouvelle, un franc qui réponde au besoin d’une veuve, d’un orphelin, d’un nécessiteux qui espère en Dieu ? Et si nous étions la solution au problème de notre prochain pour lui témoigner la bonté du Seigneur et le conduire à la repentance et à la foi ? Les possibilités sont infinies et quand nous les saisissons de la main de Dieu, nous pouvons être sûrs qu’il les couronnera de succès. Nous aurons alors les vies qu’il nous a assignées, des vies riches, remplies et réussies peu importe nos moyens, notre situation, notre condition, notre état physique. Attention, les œuvres accomplies ne nous feront pas mériter le salut ni quoi que ce soit de Dieu. Elles ne seront que la conséquence du changement intérieur qu’il aura opéré en nous par notre repentance et notre foi en Jésus-Christ.
Il est naturel que tu veuilles pour toi des choses essentielles à la vie quotidienne. Il est également naturel d’en vouloir de plus grandes, celles qui sont matérielles, physiques et qui participent du bien-être et d’un sentiment d’accomplissement. Mais tu as été fait pour bien plus que cela. Tu as été fait pour Dieu, pour une vie pleine et abondante, bien au-delà de la satisfaction éphémère procurée par les possessions matérielles et des affections terrestres. Dieu veut t’associer à Lui dans son œuvre de salut pour le monde. Il veut, au nom de Jésus, donner à tes pensées, à tes paroles, à tes actions une valeur éternelle.
Sois abondamment béni(e) !
Jeudi, 11 septembre 2025 — Freddy S.

