« Mais Christ est venu comme souverain sacrificateur […] il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle. »
Hébreux 9.11-12
Ne sois pas un usurpateur
Un jour, Saül se trouva dans une situation désespérante. Non seulement les Philistins, un peuple innombrable comme le sable au bord de la mer, s’assemblèrent pour combattre Israël avec mille chars et six mille cavaliers, mais en plus de cela, le peuple d’Israël qui se trouvait auprès du roi Saül commença à trembler et à se disperser loin de lui (1 Samuel 13.6-7). Pris de peur devant l’ennemi, Saül choisit de transgresser l’ordre divin en demandant que l’on apporte l’holocauste et les sacrifices d’actions de grâces afin de les offrir lui-même à Dieu, alors qu’il devait attendre Samuel pour accomplir ce sacrifice.
Dans son impatience et sa crainte, voyant le peuple se disperser et Samuel tarder, Saül offrit lui-même l’holocauste. Pourtant, bien qu’il fût chef politique et militaire, il n’avait aucune autorité pour exercer le rôle sacerdotal. Il usurpa une fonction qui ne lui appartenait pas. Il n’avait pas respecté la consigne claire de Dieu, qui était d’attendre sept jours jusqu’à ce que Samuel arrive et lui dise ce qu’il devait faire. Saül désobéit, manqua de foi, céda à la peur et à la pression humaine, au lieu d’attendre l’intervention de Dieu. Et voilà qu’au final, il perdit tout, et plus encore, la faveur de Dieu.
Il y a certainement beaucoup de leçons à tirer de cet épisode tragique de la vie de Saül, mais ce que cette méditation veut mettre en lumière, c’est le statut de Samuel. Bien que Saül eût un certain pouvoir, -Dieu lui ayant fait grâce d’être roi d’Israël-, il n’avait pas le droit de se présenter devant Dieu pour offrir un tel sacrifice. Un seul avait reçu l’autorité et le mandat d’offrir des holocaustes et des sacrifices d’actions de grâces (1 Samuel 10.8). Le problème n’était donc pas d’offrir des holocaustes à Dieu, mais de savoir qui avait l’autorité pour le faire. Et c’était Samuel.
Ce récit nous ramène à la personne de Jésus-Christ, qui a été le seul capable d’entrer une fois pour toutes dans le lieu très saint. Il est le seul à avoir reçu le mandat, en tant que Souverain Sacrificateur, de traverser le tabernacle plus grand et plus parfait, non construit de mains d’hommes ; et d’y entrer non avec le sang de boucs et de veaux, mais avec son propre sang. Par lui, nous obtenons la rédemption, le pardon de nos péchés et la victoire sur les dominations, les autorités, les princes de ce monde de ténèbres et les esprits méchants (Éphésiens 6.12).
Que faut-il comprendre de cela ? Que notre justice ne servira jamais à rien ! La grâce divine nous a été accordée en Christ. Il est le sacrifice offert pour nous, l’holocauste agréable à Dieu, et le Souverain Sacrificateur jugé digne de présenter ce sacrifice au Père. Dieu l’a agréé, et à travers lui nous a accordé le salut. Autant Samuel était le seul à avoir autorité pour accomplir le sacrifice en son temps, autant Jésus-Christ est aujourd’hui le seul qui peut nous faire entrer dans les grâces de Dieu. Il est celui qui nous rend capables de nous approcher du trône de grâce avec assurance, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce pour être secourus dans nos besoins (Hébreux 4.16).
Ne sois pas celui qui usurpe la place de Jésus-Christ dans ta propre vie, car tu risques au final de tout perdre et de ne jamais obtenir la faveur de Dieu, peu importe tes sacrifices. Ne permets pas non plus qu’un autre, même “homme de Dieu”, prenne la place de Jésus-Christ dans ta vie. Aujourd’hui, il n’y a qu’un seul médiateur entre toi et Dieu : c’est le Christ. Alors, confie-toi à lui.
Sois abondamment béni(e) !
Mercredi, 10 septembre 2025 — Kevine P.

