« Si tel est le cas, notre Dieu que nous servons est capable de nous délivrer de la fournaise ardente, et il nous délivrera de ta main, ô roi. Et même s’il ne le faisait pas, sache, roi, que nous ne servirons pas tes dieux et que nous n’adorerons pas la statue en or que tu as dressée »
Daniel 3.17-18
Foi ou présomption ?
Arrive-t-il parfois que nous fassions la confusion entre foi et présomption ? Savons-nous faire la différence entre les deux ? Si oui, comment qualifions-nous l’attitude des amis de Daniel ?
Shadrach, Meshach et Abednego sont restés fermes dans leur croyance, même lorsqu’ils ont été menacés d’une mort atroce. Ils ont dû prendre une décision qui engageait leur vie : se prosterner devant la statue d’or du roi Nebucadnetsar ou rester fidèles à Dieu. En choisissant la seconde option, ils ont fait preuve d’une foi extraordinaire, refusant ainsi de se compromettre dans leurs croyances. Ce qui leur vaudra d’être cités comme héros de la foi, dans l’épître aux Hébreux (Hébreux 11.33-34). Lorsqu’ils ont été jetés dans la fournaise, tout semblait perdu. Mais Dieu était avec eux dans le feu, les protégeant du mal. Cet événement miraculeux a démontré la puissance et la fidélité de Dieu non seulement aux yeux des trois hommes, mais aussi aux yeux du roi Nebucadnetsar et de tout Babylone.
Comment réagissons-nous lorsque notre foi est mise à l’épreuve ? Sommes-nous prêt à rester ferme même lorsque cela est inconfortable ou risqué ? Le refus des amis de Daniel de se compromettre pouvait leur coûter la vie, sans défense qu’ils étaient face à un pouvoir qui semblait sans limite, et qui aurait dû leur inspirer une terreur sans nom. Pourtant, lorsque le roi, furieux de leur obstination, leur lança ce défi : « Et quel est le dieu qui vous délivrera de ma main ? », ils affichèrent un calme extraordinaire, et dirent : « Nous n’avons pas besoin de te répondre là-dessus. Voici, notre Dieu que nous servons peut nous délivrer de la fournaise ardente, et il nous délivrera de ta main, ô roi. Sinon, sache, ô roi, que nous ne servirons pas tes dieux, et que nous n’adorerons pas la statue d’or que tu as élevée. ». Ce n’était pas de la présomption, mais de la foi ferme. A travers cette réponse, ils ont exprimé trois vérités indispensables à la foi véritable :
– La possibilité : Dieu a le pouvoir de nous délivrer de la fournaise, c’est-à-dire de la menace immédiate.
– La certitude : Il nous délivrera de ta main. De quelle manière, lui seul le sait.
– L’équilibre : Sinon. S’il ne nous délivre pas de la manière que nous attendons, si même nous devons perdre la vie, nous resterons fidèles.
Ce troisième point fait toute la différence entre la foi et la présomption. Sinon admet une possibilité cachée à notre intelligence limitée. Certains prêchent une foi prétendument conquérante, selon laquelle tout doit s’accomplir où, quand et comment nous le désirons nous-mêmes. Et si le but n’est pas atteint, c’est qu’on n’a pas eu assez de foi ! Combien d’âmes sincères n’ont-elles pas été blessées par ce faux enseignement ! La vraie foi s’accompagne toujours de l’humilité qui laisse la souveraineté à Dieu. N’ayons pas peur de dire parfois : Sinon.
Fais confiance à la protection de Dieu. Même dans les situations les plus désespérées, aies suffisamment confiance en Dieu pour rester ferme dans tes convictions. Face à l’adversité, Dieu est toujours avec toi ; dans le feu, sa puissance peut toucher le cœur de ceux qui sont témoins de ta foi.
Sois abondamment béni(e) !
Mercredi, 03 septembre 2025 — Claude B.

