« Salomon, engendra Boaz de Rahab, Boaz engendra Obed de Ruth. »
Matthieu 1.5
Le Dieu qui fait grâce
En prenant le temps de lire la généalogie de Jésus présentée par Matthieu, j’ai eu envie de m’arrêter sur l’histoire de tous les personnages cités. Le but n’est pas de parler de chacun spécifiquement, mais de réaliser, à travers eux, combien grande est la fidélité de Dieu et de contempler également sa grâce. Car oui, il en faut pour construire la généalogie du Messie avec des hommes imparfaits.
Dans cette généalogie, je vois les traces de la grâce d’un Dieu qui avait prévu de nous sauver tous. À travers certains noms cités, nous comprenons que le salut fut annoncé aux Juifs d’abord, puis à tous, car il a déclaré dans Ésaïe 65.1 « Je me suis laissé consulter par ceux qui ne me cherchaient pas. J’ai dit : “Me voici ! Me voici !” à une nation qui ne faisait pas appel à mon nom. ». Le Seigneur avait déjà annoncé, depuis le temps d’Abraham, que toutes les nations de la terre seraient bénies en sa postérité (Genèse 22.18). Et Jésus, parlant à ses disciples, disait « J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie ; celles-là, il faut que je les amène ; elles entendront ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger. » (Jean 10.16).
Comment ne pas voir la grâce lorsqu’on retrouve Rahab dans la généalogie de Jésus, comme celle qui engendra Boaz ? Autrefois une prostituée, elle crut au Dieu d’Israël, prenant le risque de secourir les espions envoyés par Josué à Jéricho, laissant le fil rouge sur sa maison, avec la foi que Dieu donnerait Jéricho à son peuple et que, par grâce, elle serait épargnée ainsi que toute sa famille. Et Dieu lui fit grâce, de sorte qu’après la chute de Jéricho, sa maison et sa famille furent préservées. Elle rejoignit alors le peuple d’Israël et épousa Salmon, Israélite de la tribu de Juda, donnant naissance à Boaz.
Comment ne pas voir la grâce de Dieu quand on considère Ruth dans cette généalogie ? Elle enfanta Obed, qui fut le grand-père du roi David. D’origine moabite, étrangère au peuple d’Israël, elle s’attacha à ce peuple en suivant sa belle-mère Naomi à Bethléem, après que celle-ci eut perdu son mari et ses deux fils, dont l’un était l’époux de Ruth qui était issue de la lignée de Moab, fils né de l’union incestueuse entre Lot et sa fille aînée. Mais plus tard, Ruth devint une femme de la lignée de Jésus.
On pourrait aussi évoquer Tamar, la Cananéenne, veuve des deux fils de Juda, qui se déguisa en prostituée pour obtenir de lui une descendance, devenant ainsi, elle aussi, une ancêtre de David.
Nous voyons là la grâce de Dieu à l’œuvre bien avant la venue du Messie, non seulement envers Israël, – car, clairement, plusieurs de ceux mentionnés dans cette généalogie n’ont pas marché dans une obéissance totale à l’Éternel-, mais aussi envers des personnes comme Rahab, Tamar ou Ruth. En elles, nous pouvons nous identifier, non seulement en tant que non-Juifs que le Père a fait grâce de greffer à Christ, l’arbre originel, mais aussi en raison de notre ancienne vie qui nous disqualifiait, et dont les œuvres nous rendaient indignes de Christ. Et pourtant, Jésus lui, n’a pas hésité à mourir pour que nous mourions à notre ancienne vie et ressuscitions en lui.
Demain, les personnes comme Ruth et Rahab seront celles qui te jugeront si tu méprises la grâce de Dieu aujourd’hui. Car, comme elles, tu as peut-être une mauvaise vie, un passé honteux, des origines lointaines, mais Jésus-Christ est venu te faire grâce et t’appelle à entrer dans sa descendance. Celle de ceux qu’il engendre dans la foi, afin de les faire asseoir avec lui près du Père lors de sa seconde venue.
Sois abondamment béni(e) !
Mardi, 02 septembre 2025 — Kevine P.

