« Béni soit l’homme qui se confie dans l’Éternel, Et dont l’Éternel est l’espérance ! Il est comme un arbre planté près des eaux, Et qui étend ses racines vers le courant ; Il n’aperçoit point la chaleur quand elle vient, Et son feuillage reste vert ; Dans l’année de la sécheresse, il n’a point de crainte, Et il ne cesse de porter du fruit. »
Jérémie 17.7-8
Réussir ou mourir en essayant (VII)
J’ai demandé à une proche quels étaient ses projets de vie. Elle a cité à peu près tout ce que nous aimerions avoir sur la terre : le travail, le mariage, des enfants, une maison, la stabilité, la sécurité etc. Dieu n’a été mentionné qu’à la fin. Qui pourrait la blâmer ? Naturellement il ne nous vient pas à l’esprit que c’est nous qui existons pour Dieu et non le contraire. Même quand on est croyant, le Seigneur figure parfois au bas de page de nos priorités comme la signature que nous apposons sur une liste de vœux qui n’ont qu’un but, notre seul bonheur à tout prix. Ce qui est triste, parce que Dieu veut vraiment notre bonheur éternel. Seulement, celui-ci est impossible sans Lui. Pour en faire l’expérience, il ne suffit pas de l’insérer dans des compartiments de nos vies. Il doit être le fondement de celles-ci et c’est non négociable. Après tout, nous parlons de celui à qui « appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire. » (Matthieu 6.13), celui que « les cieux et les cieux des cieux ne peuvent … contenir » (2 Chroniques 6.18). Quelle autre place pourrions-nous lui céder que le trône de nos vies ? Nous formons des projets, avons des attentes mais notre souffle n’est pas en notre pouvoir et nous ne savons même pas ce que le jour d’après nous réserve comme surprises. « Vous qui ne savez pas ce qui arrivera demain ! Car, qu’est-ce votre vie ? Vous êtes une vapeur qui paraît pour un peu de temps, et qui ensuite disparaît. Vous devriez dire, au contraire : Si Dieu le veut, nous vivrons, et nous ferons ceci ou cela. » (Jacques 4.14-15). « Si l’Éternel ne bâtit la maison, ceux qui la bâtissent travaillent en vain ; Si l’Éternel ne garde la ville, Celui qui la garde veille en vain. En vain vous levez-vous matin, vous couchez-vous tard, et mangez-vous le pain de douleur ; Il en donne autant à ses bien-aimés pendant leur sommeil. » (Psaumes 127.1-2)
Face aux incertitudes du lendemain, et parce que nous ignorons à quel moment nous entrerons dans l’éternité – soit pour le salut, soit pour le jugement – ne serait-il pas sage de nous confier en Lui ? De lui remettre notre passé, notre présent, notre avenir, dans le temps comme dans l’au-delà ? C’est précisément ce à quoi le texte du jour nous invite. Se confier en lui, faire de lui notre espérance, ce n’est pas seulement hocher la tête à la lecture d’un passage biblique. Ce n’est pas non plus le murmurer du bout des lèvres. C’est placer concrètement toute notre vie, et tout ce qu’elle contient, sur le fondement de sa Parole. C’est suivre la direction qu’elle nous trace et nous appuyer sur les promesses qu’elle nous offre. Mais avant tout, c’est croire en Celui qui en est l’incarnation parfaite et totale : Jésus, la Parole incarnée, dont il est écrit : « Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle. » (Jean 1.3). Colossiens complète ce magnifique tableau du sens de l’existence : « En lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités. Tout a été créé par lui et pour lui. Il est avant toutes choses, et toutes choses subsistent en lui. » (Colossiens 1.16-17). R.C. Sproul a dit : « Il est la raison pour laquelle vous et moi existons ». Oui, il est la seule raison pour laquelle nous sommes maintenus en vie :
Soit pour recevoir de lui le salut,
Soit pour persévérer à ses côtés, sur la voie du salut.
Comme la vie elle-même, vivre pour lui n’est pas en notre pouvoir. Cela implique que toutes nos pensées, nos actions, nos paroles soient centrées sur lui, guidées et motivées par lui. Mais c’est humainement impossible à cause du péché. Pourtant Dieu est disposé à nous aider, à rendre cela possible, si nous reconnaissons et comprenons que c’est cela réussir son existence : vivre pour celui par qui nous sommes, vivre pour le Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. Alors, nous deviendrons comme de magnifiques et vigoureux arbres, offrant de l’ombre à ceux qui cherchent un abri et des fruits à ceux qui ont faim. Nous verrons qu’en toutes choses, nous sommes conduits. Tout nous réussira. Nous le saurons à la joie ineffable du Seigneur dans nos cœurs, et au bonheur des autres, à qui nous aurons communiqué sa lumière. Même les tâches les plus ingrates et les choses les plus insignifiantes de la vie prendront un nouveau sens, une autre portée, une valeur différente, à notre contact. Telle est la part que Dieu réserve déjà, dans cette vie, à quiconque ne vit plus pour lui-même, mais pour Dieu, pour Jésus.
C’est en Jésus seul que l’âme prospère. Et tandis qu’elle prospère, l’Esprit du Seigneur te fera prospérer à travers ce que tu feras pour sa gloire et le bien des autres. Ne t’inquiètes pas à ton sujet. Ne te demande pas : « et moi donc dans tout ça ? » Dieu lui-même prendra soin de toi. Il fera ta joie et ton bonheur. Il t’assura ton lot parmi ses rachetés et un lendemain glorieux.
Sois abondamment béni(e) !
Samedi, 30 août 2025 — Freddy S.

