« Heureux l’homme… qui trouve son plaisir dans la loi de l’Éternel, Et qui la médite jour et nuit !… Tout ce qu’il fait lui réussit. »
Psaumes 1.1-3
Réussir ou mourir en essayant (IV)
Remémorons-nous une fois de plus l’histoire du jeune Joseph vendu comme esclave en Égypte. Son maître, Potiphar, qui lui avait confié l’intendance de sa maison et la gestion de ses affaires courantes, avait remarqué au moins deux choses inhabituelles chez cet esclave israélite. La première c’était que ce dernier ne vénérait qu’un seul Dieu et celui-ci était étranger aux Égyptiens et au panthéon de leur divinités. La seconde, on aurait dit que cet esclave était particulièrement surdoué et que ses mains étaient en or, autrement dit, il était brillant dans tout ce qu’il faisait pour son maître. Potiphar reconnaissait que ce n’était pas ordinaire. Il en a été tellement impressionné qu’il a laissé aux soins de Joseph tout ce qui lui appartenait. Joseph, un étranger et un esclave, avait entièrement brisé la glace et gagné sa confiance. Une telle prouesse ne pouvait s’expliquait que par un fait extraordinaire : « L’Éternel fut avec lui, et la prospérité l’accompagna » (Genèse 39.2). Maintenant passons en revue ce qui a caractérisé cet homme de Dieu et qui devrait distinguer celui qui marche avec Dieu.
Joseph craignait Dieu. « La crainte de l’Éternel est le commencement de la sagesse; Tous ceux qui l’observent ont une raison saine. Sa gloire subsiste à jamais. » (Psaumes 111.10). Il vivait, parlait, agissait, œuvrait, motivée par cette crainte. Et Dieu fidèle à Lui-même et à ceux qui le craignent, n’a pas manqué de montrer son approbation, non seulement aux yeux de Joseph mais aussi aux yeux de son maître. Avant toutes ses manifestations visibles, la bénédiction de Dieu est avant tout son approbation. « Quand l’Éternel approuve les voies d’un homme, Il dispose favorablement à son égard même ses ennemis. » (Proverbes 16.7). Les voies d’un tel homme se résument en deux points essentiels : aimer le bien et haïr le mal par égard pour Dieu. « La crainte de l’Éternel, c’est la haine du mal » (Proverbes 8.30) ; « Haïssez le mal, aimez le bien » (Amos 5.15) ; « Ayez le mal en horreur ; attachez-vous fortement au bien. » (Romains 12.9). Il fallait que Joseph réunisse les deux pour être rendu apte à servir aussi brillamment et à faire ainsi prospérer les affaires de son maître. Nous l’avons compris, la réussite que Dieu accorde et en laquelle il prend plaisir, prend son essor dans le domaine spirituel et moral.
Encore une fois, l’exemple de Joseph est éloquent. Sa crainte du Seigneur avait fait de lui un homme dévoué, loyal, fidèle à son maître. Il avait la confiance de ce dernier et a tenu à l’honorer jusqu’au bout. La preuve ultime fut lorsqu’il résista à la tentation de la femme de Potiphar, qui voulait avoir une liaison avec lui. « Il refusa, et dit à la femme de son maître : Voici, mon maître ne prend avec moi connaissance de rien dans la maison, et il a remis entre mes mains tout ce qui lui appartient. Il n’est pas plus grand que moi dans cette maison, et il ne m’a rien interdit, excepté toi, parce que tu es sa femme. Comment ferais-je un aussi grand mal et pécherais-je contre Dieu ? » (Genèse 39.8-9). Joseph se souciait avant tout du regard de Dieu et du bien-être de son maître. Laissons-nous instruire par son exemple et découvrons-y, non seulement le véritable sens du succès, mais aussi les clés du succès au sens où Dieu l’entend. Ceux qui ne jurent que par la prospérité au service d’un bonheur égoïste, n’ont pas tout à fait tort quand ils proclament que Dieu veut que nous prospérions à tous égards. Ils omettent seulement de mentionner une toute autre prospérité de laquelle découle toute réalisation heureuse et toute activité à succès : la prospérité de l’âme. Et nous nous souvenons de la valeur unique que Jésus donne à nos âmes au point de mourir pour le salut et la prospérité de celles-ci. « Bien-aimé, je souhaite que tu prospères à tous égards et sois en bonne santé, comme prospère l’état de ton âme. » (3 Jean 1.2).
Dieu n’est pas contre la réussite. Seulement elle est ce qu’Il veut qu’elle soit : celle d’un cœur tout entier tourné vers Lui, celle d’une âme de bonne volonté, à son service et au service des autres, celle d’une personne qui, peu importe sa condition et ses entraves actuelles, ne veut qu’une seule chose : aimer Dieu et aimer son prochain comme lui-même. Désire cela. Alors tu verras la gloire de Dieu au nom de son Fils Jésus. La prospérité selon Dieu, telle que tu ne l’as jamais connue, t’accompagnera.
Sois abondamment béni(e) !
Samedi, 23 août 2025 — Freddy S.

