« Elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus ; c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »

Matthieu 1.21

Le verbe utilisé ici pour dire « sauver » est sozo, qui signifie sauver, garder sain et sauf, délivrer du danger ou de la destruction. C’est l’idée de sauver du périssement quelqu’un qui souffre, c’est-à-dire guérir une personne malade et lui redonner la santé. C’est aussi préserver de la destruction, délivrer des peines du jugement messianique, sauver des maux qui font obstacles à la délivrance par le Messie. Lorsqu’on prend en compte la signification de ce verbe, on comprend que Jésus est venu parce que nous avions besoin d’être délivrés d’un réel danger : la destruction et la mort. Il est venu parce que le péché entraîne inéluctablement notre perte.

Jésus est venu sur la terre nous guérir de la souffrance causée par le péché : maladie physique, douleur émotionnelle, décadence humaine. Il est venu parce que le péché a introduit la mort en nous. Même si parfois le péché semble agréable et procure un certain plaisir dans les passions de la chair, il nous expose aux peines du jugement messianique. Car oui, un jour, Jésus-Christ reviendra pour juger tous les hommes (2 Corinthiens 5.10), et son jugement sera irrévocable. Ce ne sera pas lui, mais notre péché qui nous aura conduit en enfer, là où il n’y a que pleurs et grincements de dents (Luc 13.28).

Si le danger n’était pas aussi grand, pensons-nous sincèrement que Jésus serait venu ? Pourquoi se serait-il donné tant de mal ? Pourquoi le Père aurait-il planifié tout cela si longtemps auparavant ? Jésus est venu nous sauver parce que tout notre être est en souffrance dans une chair corruptible. Le péché nous éloigne de Dieu et nous expose à la mort. C’est pourquoi, lorsque l’Éternel chassa Caïn loin de lui après qu’il eut tué son frère Abel, Caïn dit : « Ma peine est trop grande pour être supportée. Voici que tu me chasses aujourd’hui de cette terre. Je serai caché loin de toi, je serai errant et vagabond sur la terre, et toute personne qui me trouvera pourra me tuer. » (Genèse 4.13-14). Être loin de Dieu, c’est être une proie dans les mains de l’ennemi, et cela mène toujours à la destruction.

Qui aurait pu imaginer qu’en regardant le fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, en le trouvant agréable à la vue, en le mangeant et en le trouvant bon, un mal aussi grand en découlerait ? De ce choix naquit un fils à Adam et Ève qui devint le meurtrier de son frère. Et par la suite, les hommes, prenant plaisir au péché, ne se souciant que de leur ventre et refusant toute privation, finirent tous détruits lors du déluge, – à l’exception du clan de Noé – parce qu’ils avaient rejeté la voix de Dieu, préférant la luxure, l’ivresse et la corruption.

À cause du péché, l’espérance de vie a considérablement diminué. Chaque jour, de nouvelles maladies apparaissent, et des maux autrefois rares deviennent fréquents. Des maladies liées à l’impudicité et à l’infidélité se répandent. Aujourd’hui, hommes, femmes et jeunes sont prisonniers d’addictions terribles : drogue, pornographie, masturbation, sexualité débridée, alcoolisme, consommation excessive des réseaux sociaux. Beaucoup sont incapables de se contrôler, esclaves de la colère ou de la haine, poussés à commettre des actes terribles. Il y aurait tant à dire… Chacun de nous peut se regarder, ou regarder la société dans laquelle il vit, pour comprendre jusqu’où le péché nous a conduits et combien nous avons besoin d’être sauvés.

Sois abondamment béni(e) !

Mercredi, 20 août 2025 — Kevine P.

Retour en haut