« Dès ton enfance, tu connais les saintes lettres, qui peuvent te rendre sage à salut par la foi en Jésus-Christ. »

2 Timothée 3.15

Lors d’une formation professionnelle en droit, un de nos illustres enseignants avait souvent l’habitude de nous soumettre à des sessions de questions – réponses. Celles-ci avaient deux particularités. La première c’était que quasiment jamais l’enseignant ne répondait lui-même aux questions, choisissant plutôt de nous amener astucieusement à trouver par nous-mêmes les réponses. La deuxième c’était de nous rappeler constamment où chercher la solution aux problèmes soulevés. Et la solution ne se trouvait pas dans notre imagination ou dans nos élucubrations. Elle nous était extérieure. Elle se trouvait dans les textes de loi. Quand une question devenait trop embarrassante et que nous en fouillions la réponse dans nos esprits à court de réponses, il aimait alors nous marteler : « les textes ! Que disent les textes ? » Nous nous voyions ainsi inculqués l’importance de construire une argumentation sur des bases solides, fiables et objectives, en l’occurrence textuelles. 

Quand on en vient à la connaissance de Dieu, c’est pareil. En vain, la chercherons-nous en nous-mêmes, dans nos croyances, dans nos traditions, dans notre culture, en somme dans tout ce qui relève de l’humain. Ce que nous obtiendrons tout au plus c’est un dieu à notre image, un dieu à notre goût, en clair une idole. La Bible affirme l’inverse : « Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme » (Genèse 1.27). La vérité est extérieure à nous. On peut certes entrevoir des reflets dans le monde qui nous entoure : «  les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’œil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. » (Romains 1.20). Mais c’est surtout à travers la révélation écrite de Dieu que nous apprenons à le connaître plus exactement et profondément. « Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice. » (2 Timothée 3.15–16) « Mon fils, si tu reçois mes paroles, et si tu gardes avec toi mes préceptes […] alors tu comprendras la crainte de l’Éternel, et tu trouveras la connaissance de Dieu » (Proverbes 2:1–5). « Prête l’oreille, et écoute les paroles des sages […] afin que ta confiance repose sur l’Éternel. Aujourd’hui même, je veux t’instruire, oui, toi. » (Proverbes 22.17–19).

Nous sommes donc vivement exhortés à plonger nos regards dans ces paroles ou plutôt dans la Parole de Dieu, la Bible. Pas épisodiquement mais en permanence. « Que ce livre de la loi ne s’éloigne point de ta bouche ; médite-le jour et nuit, pour agir fidèlement selon tout ce qui y est écrit ; car c’est alors que tu auras du succès dans tes entreprises, c’est alors que tu réussiras. » (Josué 1.8). Il ne s’agit pas d’un livre destiné à satisfaire notre curiosité intellectuelle et à muscler uniquement notre cerveau comme le ferait un ouvrage de droit ou de science. Le but de Dieu est infiniment plus grand. Il place entre nos mains, notre guide d’emploi, notre feuille de route, notre lettre de mission, notre code d’instruction, notre pain spirituel quotidien, notre pass pour l’éternité « Ta parole est une lampe à mes pieds, et une lumière sur mon sentier. » (Psaume 119.105) Les passages bibliques si souvent cités dans les méditations ne servent pas à les étoffer, à les enjoliver. Elles en sont la raison d’être, le fondement, le fil conducteur. S’il ne faut retenir qu’une chose ce ne sont pas nos commentaires et réflexions théologiques mais la Bible elle-même telle que citée. Nous pouvons nous tromper. Nos propos même pieux n’échappent pas à la critique. Les textes eux ne trompent jamais. Il y a toujours lieu de s’y référer. Si nous assistons à des dérives au nom de la « religion chrétienne », ce n’est pas la Parole de Dieu qui est en cause mais un raisonnement humain qui a osé s’y substituer, quand il n’a pas l’outrecuidance de la supplanter. « Hypocrites, Ésaïe a bien prophétisé sur vous, quand il a dit :… C’est en vain qu’ils m’honorent, En enseignant des préceptes qui sont des commandements d’hommes. » (Matthieu 15.7,9). Ce n’est donc pas nouveau. Jésus dénonçait déjà une telle confusion. N’accusons pas le chien de rage pour le noyer. Allons plutôt à la Source. Consultons nous-mêmes les textes, même après une lecture comme celle-ci. Prenons exemple sur ces juifs d’une ville appelée Bérée « Ces Juifs avaient des sentiments plus nobles que ceux de Thessalonique ; ils reçurent la parole avec beaucoup d’empressement, et ils examinaient chaque jour les Écritures, pour voir si ce qu’on leur disait était exact. » (Actes 17.11).

Sois abondamment béni(e) !

Lundi, 21 juillet 2025 — Freddy S.

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