« Alors l’Éternel dit : Mon esprit ne restera pas à toujours dans l’homme, car l’homme n’est que chair, et ses jours seront de cent vingt ans. »

Genèse 6.3

Nous avons là la vraie valeur de l’homme sans Dieu, donnée par Dieu Lui-même : « L’homme n’est que chair ». Il suffit d’une maladie, d’un choc, d’un traumatisme, d’un organe atteint, d’une privation d’oxygène, d’un dérèglement climatique, d’une rupture dans la chaîne alimentaire, pour que ses jours soient en danger. Il n’est  qu’ « une vapeur qui paraît pour un peu de temps, et qui ensuite disparaît » (Jacques 4.14). Il ne subsiste que par le bon vouloir de Dieu, et la puissance de son Esprit. 

Les propos de Dieu rapportés dans Genèse 6.3 remontent aux origines de l’humanité. On est alors passé de la chute du premier couple humain, à une décadence et une dépravation de plus en plus profondes jusqu’à un point de non-retour à Dieu. Dieu, affligé par ce constat, ne rabaisse pas seulement l’homme sur le plan spirituel en le qualifiant de chair sans plus. Il décrète que « ses jours seront de cent vingt ans. » Jusqu’à ce moment-là, l’homme ayant eu la durée de vie la plus courte connue était Lémec, le père de Noé, mort à 777 ans. Mais après Noé, l’espérance de vie diminua drastiquement. On peut citer par exemple le cas explicite de l’un de ses descendants, Joseph, mort à l’âge de 110 ans, soit en deçà de la limite fixée de 120 ans. 

Néanmoins il faut reconnaître que depuis Noé jusqu’à Joseph, les hommes avaient encore une durée de vie dépassant cette limite. Mentionnons déjà Noé dont il est dit qu’il « vécut, après le déluge, trois cent cinquante ans. Tous les jours de Noé furent de neuf cent cinquante ans ; puis il mourut. » (Genèse 9.28-29). Ce n’est qu’avec Moïse dont l’âge correspondait exactement à 120 ans, que la barre n’a quasiment plus été franchie. 

Il est évident que le décret de Dieu n’a pas été appliqué immédiatement. La limite générale imposée à la durée de vie humaine était progressive. C’est exactement ce qui s’est passé quand Dieu avait prévenu Adam que le salaire de son péché serait la mort (Genèse 2.17). Après qu’ils aient désobéi, Adam et sa femme n’ont pas été frappés de mort de suite. « Tous les jours qu’Adam vécut furent de neuf cent trente ans ; puis il mourut. » (Genèse 5.5). Pourquoi ce décalage ? Moïse à qui nous devons ces récits nous a donné un élément de réponse dans le caractère même de Dieu : « L’Éternel passa devant lui et s’écria : L’Éternel, l’Éternel, Dieu miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité, qui conserve son amour jusqu’à mille générations, qui pardonne l’iniquité, la rébellion et le péché… » (Exode 34.6–7). 

Paul ajoutera : « Et penses-tu, ô homme, qui juges ceux qui commettent de telles choses, et qui les fais, que tu échapperas au jugement de Dieu ? Ou méprises-tu les richesses de sa bonté, de sa patience et de sa longanimité, ne reconnaissant pas que la bonté de Dieu te pousse à la repentance ? » (Romains 2.3-4). 

Sois abondamment béni(e) !

À suivre…

Mercredi, 16 juillet 2025 — Freddy S.

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