« Les bontés de l’Éternel ne sont pas épuisées, ses compassions ne sont pas à leur terme ; elles se renouvellent chaque matin. »
Lamentations 3.22-23
Une espérance qui loue
Le livre des Lamentations est ce qu’on peut appeler un chant de deuil. C’est un livre poétique dans lequel le poète pleure la destruction de Jérusalem et la fin du royaume de Juda, alors que le roi de Babylone, Nabuchodonosor, a pris Jérusalem, mis le feu à la ville, détruit le temple, déporté le roi ainsi qu’une partie de la population dans son pays. Face à tous ces malheurs, le peuple est dans la désolation. Le poète affirme que le Seigneur a agi comme un ennemi de son peuple, à tel point que les membres de ce peuple se demandent si le Seigneur les a complètement rejetés.
Autant le dire clairement, le responsable de la catastrophe qui a frappé ce peuple, ce n’est autre que lui-même. Les Israélites finiront d’ailleurs, à la suite de ces écrits, par reconnaître leur tort. Car s’ils se sont sentis abandonnés, frappés et rejetés par l’Éternel, c’est parce qu’ils se sont d’abord détournés de lui.
Lorsqu’on souffre, il est souvent plus facile de voir Dieu comme le coupable de tous nos malheurs. Beaucoup peuvent se reconnaître dans ce livre des Lamentations, face à des situations difficiles qu’ils traversent en ce moment. Cela n’est pas forcément le fruit d’une désobéissance particulière, juste le malheur qui frappe de la plus violente des manières aux portes.
Nous pouvons faire face à une succession d’épreuves si lourdes qu’elles nous donnent le sentiment que Dieu est devenu notre ennemi. Des situations nous accablant à tel point que nos journées semblent toutes identiques, tristes, sans intérêt.
Alors que le texte est rempli de plaintes répétée,s – Jérusalem décrite comme une veuve abandonnée ou comme un homme accablé-, il y a ce moment d’arrêt où une lumière apparaît, une lueur d’espoir qui pousse l’auteur à déclarer : « Mais voici la pensée qui me vient à l’esprit, voici pourquoi j’espère. La bonté du Seigneur n’est pas épuisée, il n’a pas fini de montrer son amour. Chaque matin, sa bonté et son amour sont tout neufs. Oui, ta fidélité est immense ».
Nous pouvons pleurer sur notre sort, nous sentir brisés à cause des épreuves que nous traversons, mais au milieu de toutes ces choses, nous devons nous rappeler que s’il y a un matin et un soir, cela signifie que les bontés du Seigneur ne sont pas épuisées. Si malgré tout, nous avons encore le souffle de vie, alors les compassions de l’Éternel ne sont pas à leur terme, elles se renouvellent chaque matin.
C’est au cœur même de la douleur que l’on voit un homme espérer en Dieu. Il n’attend pas de sortir de l’épreuve pour croire que le Seigneur est bon. C’est dans ce moment difficile, alors qu’il a tout perdu, qu’il proclame : « Le Seigneur est mon trésor » (Lamentations 3.24). Voilà pourquoi il s’appuie sur lui dans la tragédie.
La louange dans les temps difficiles est sans doute l’un des plus grands actes de foi. C’est elle qui pousse celui qui siège au milieu de la louange de son peuple à intervenir.
Tout ne va pas toujours bien pour toi, je le sais. Mais tu peux ouvrir ta bouche et déclarer avec moi ce matin : « Les bontés du Seigneur ne sont pas épuisées. Il me renouvelle ses compassions ». Autrement, tu serais sans espérance. Et un homme sans espérance est déjà mort. Mais celui qui espère, même contre toute espérance, parvient à la victoire, parce que Jésus-Christ est vivant. Il est le même hier, aujourd’hui et éternellement. Alors rends lui grâce malgré tout, et vois comment il te délivre de tes souffrances.
Sois abondamment béni(e) !
Jeudi, 10 juillet 2025 — Kevine P.

