« De loin l’Éternel se montre à moi : je t’aime d’un amour éternel ; c’est pourquoi je te conserve ma bonté »

Jérémie 31.3

Le texte de notre méditation  porte sur une déclaration de notre Dieu qui révèle l’essence de son amour. Il ne s’agit pas d’un amour conditionnel ou temporaire, mais d’un amour inconditionnel qui dure pour toujours.  

En effet, l’amour de l’Éternel est un amour qui n’aime pas seulement aujourd’hui pour peut-être changer demain. C’est un amour qui s’est parfaitement manifesté dans le passé, aussi loin qu’Israël puisse s’en souvenir. C’est un amour qui se vit dans le présent pour chacun de nous et qui s’étendra dans l’avenir à tous ceux qui entendront son appel et reviendront à lui, à ceux qui viendront après nous. C’est un amour inépuisable, intarissable, un amour éternel. Un amour qui ne peut se mériter, un amour qui s’est manifesté par compassion pour nous, et non pas parce que nous avons accompli quelque chose.

Et pourtant, il nous arrive de croire que nous pouvons mériter les faveurs, les grâces, les bontés de l’Éternel par notre vie de sanctification et de consécration. Il est vrai qu’il faut mener une vie sanctifiée, car sans elle personne ne verra le Seigneur (Hébreux 12.14). Mais là encore, c’est lui qui, par son Esprit, nous assiste et nous rend capables de lui demeurer fidèles. Ses bontés qui se renouvellent chaque jour ne dépendent pas de nous ni de nos œuvres, mais uniquement de son amour pour nous.

Il n’a pas dit qu’il nous conservait sa bonté parce que nous l’aimons ou parce que nous respectons toutes ses ordonnances à la lettre, ou parce que nous sommes meilleurs que les autres. Il dit simplement qu’il nous conserve sa bonté parce que lui nous aime. Ce n’est pas en nous que Dieu a trouvé la raison de nous faire du bien, mais en lui-même. C’est dans son amour pour nous qu’il a trouvé la raison d’agir en notre faveur. 

Et ce qui est extraordinaire dans cette déclaration d’amour, c’est qu’elle est faite à un peuple qui se trouve en exil à cause de son infidélité. Oui, c’est lorsque que nous étions encore loin de lui, en exil, coupables de nos péchés, que le Père a prouvé son amour pour nous en envoyant le Christ mourir à notre place (Romains 5.8). Rien ne touche aussi profondément le cœur qu’un « je t’aime » quand on ne le mérite pas du tout.

Lorsque nous rencontrons un tel amour sur notre chemin, il vaut mieux ne pas le laisser partir, ne pas lui tourner le dos, ne pas le remettre à plus tard, pour continuer à vivre dans des relations où jamais personne, par amour, ne serait en mesure de se sacrifier pour nous.

Sois abondamment béni(e) !

Mardi, 01 juillet 2025 — Kevine P.

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