« Afin que je le connaisse, ainsi que la puissance de sa résurrection et la communion de ses souffrances, étant rendu conforme à sa mort. »

Philippiens 3.10

Si l’on s’aventurait dans un sondage en posant la question de savoir si nous connaissons réellement Jésus, il est évident que nous serons nombreux à répondre promptement « oui ». Et si on nous demande qui il est pour nous, mécaniquement, telle une récitation gravée dans notre mémoire, nous dirons : « c’est mon Seigneur et mon Sauveur ». Mais à quel point le connaissons-nous réellement ? Et peut-on réellement le connaître sans avoir une intimité avec lui, sans l’avoir contemplé et sans qu’en retour il ne nous transforme ?

La véritable transformation ne commence pas par nos efforts, mais par notre méditation sur la révélation de notre identité en Christ. Dans Philippiens 3.10, Paul partage un désir profond : « Que je le connaisse ». Il ne s’agit pas d’une foi superficielle ou d’un devoir religieux. Il s’agit d’une relation personnelle et vécue avec Jésus. Le « connaître » signifie centrer nos pensées, notre attention et nos affections sur ce qu’il est. C’est plus que de la connaissance, c’est de la proximité.

De nombreux croyants se contentent d’accomplir les actes de piété :  aller à l’église, lire les Écritures, faire des prières rapides – mais ne répondent pas à l’appel plus profond de l’intimité. Regarder Jésus demande du temps et de la constance. Cela nous demande de mettre de côté les distractions et de choisir de le rencontrer intentionnellement. Lorsque nous le rencontrons, le Saint-Esprit commence à nous façonner progressivement à l’image du Christ. Comme un miroir reflétant la lumière, nos vies commencent à refléter le caractère de Jésus – sa paix, sa patience, sa bonté. « Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit. » (2 Corinthiens 3.18).

La transformation ne se fait pas du jour au lendemain. Elle se produit lentement, comme l’argile façonnée par un potier patient. Lorsque nous contemplons Jésus, notre fierté s’adoucit. Nos peurs perdent leur emprise. Notre égoïsme cède la place à l’amour. Dans ces moments de calme, nous commençons à nous voir clairement – non pas dans la condamnation, mais dans la grâce. Dieu nous rencontre là où nous sommes, et Il marche avec nous vers l’avant.

Porter la présence de Jésus devient un sous-produit de ce regard. Comme Pierre dans le livre des Actes au chapitre 3, qui n’a donné ni argent ni or mais la puissance du Christ, nous commençons nous aussi à porter l’espoir, la guérison et la vie à ceux qui nous entourent. Ce n’est pas un fardeau, c’est un don. Nous n’avons pas à mériter la faveur de Dieu. Nous contemplons parce que nous sommes déjà aimés, et grâce à cet amour, nous sommes changés.

Sois abondamment béni(e) !

Mardi, 10 juin 2025 — Claude B.

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