« Celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera. »
Marc 8.35
Donner sa vie à Jésus (IV)
Maintenant que nous comprenons que donner sa vie à Jésus présuppose que nous ayons reçu de Lui, un nouveau départ, une nouvelle vie que nous engageons à son service et dédions à sa cause en toute confiance et par reconnaissance, il convient de se demander jusqu’où va cet engagement. Si vous avez déjà entendu quelqu’un dire « je donnerai ma vie pour… s’il le faut », vous savez que cette personne veut dire qu’elle est prête à tout risquer, jusqu’au sacrifice ultime pour une chose ou pour une autre personne. Il faut néanmoins que cette chose, cette personne en vaille la peine. Est-ce le cas de Jésus ?
Paul, les apôtres, l’Église de la première heure, les disciples du premier siècle et les milliers de chrétiens qui ont suivi jusqu’à ce jour ont lieu de le penser. C’est d’ailleurs un des meilleurs arguments que l’on puisse avancer en faveur de la résurrection du Seigneur. Jésus n’avait pas levé d’armées. Il n’était pas un chef militaire. Il n’avait aucune fortune à léguer à ses adeptes. Il n’avait même pas où reposer sa tête. Il ne faisait pas partie des cercles du pouvoir politique. Il n’était pas un chef religieux attitré. Même dans son aspect, il n’y avait rien de singulier pour frapper du regard. Même ses plus proches ont douté de Lui sans exception. Il a été trahi par l’un d’eux. Mais qu’y avait-il en Lui pour pousser à une abnégation à toutes épreuves finalement ?
Jean s’est exprimé ainsi à son sujet : « Nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme celle du Fils unique venu du Père, pleine de grâce et de vérité » (Jean 1.14). Pierre quant à lui a écrit : « Ce n’est pas, en effet, en suivant des fables habilement conçues que nous vous avons fait connaître la puissance et l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ, mais c’est comme ayant vu sa majesté de nos propres yeux. Car il a reçu de Dieu le Père honneur et gloire, quand la gloire magnifique lui fit entendre une voix qui disait : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection » (2 Pierre 1.16–17). Paul, jadis Saul, un ennemi farouche du christianisme naissant, s’est rendu à l’évidence : Vers le milieu du jour, … je vis en chemin resplendir autour de moi et de mes compagnons une lumière venant du ciel, dont l’éclat surpassait celui du soleil. Nous tombâmes tous par terre, et j’entendis une voix qui me disait en langue hébraïque : Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? … Je répondis : Qui es-tu, Seigneur ? Et le Seigneur dit : Je suis Jésus que tu persécutes. » (Actes 26.13–15). D’autres par la suite ont attesté avec les apôtres « Nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu, et qu’il nous a donné l’intelligence pour connaître le Véritable ; et nous sommes dans le Véritable, en son Fils Jésus-Christ. C’est lui qui est le Dieu véritable, et la vie éternelle. » (1 Jean 5.20). Polycarpe de Smyrne, un disciple de l’apôtre Jean et un des premiers martyrs chrétiens, lors de son procès, alors qu’on lui demandait de renier le Christ pour échapper à la mort, répondit avec une foi ferme et touchante : « Il y a 86 ans que je le sers, et il ne m’a fait aucun mal. Comment pourrais-je blasphémer mon Roi, mon Sauveur ? »
Ces hommes, suivis par une multitude jusqu’à l’époque contemporaine, dans des pays où le christianisme est ouvertement proscrit, ont littéralement donné leurs vies à Jésus, sans en garder une parcelle pour eux-mêmes. Jésus les avait véritablement sauvés, et pour eux, cela signifie bien plus que vivre quelques années de plus sur cette terre. Ils allaient retrouver la vie au-delà de la mort. Et pour nous, qu’est ce que cela signifie ? Cela signifie que rien ne devrait avoir autant de valeur que Jésus-Christ dans nos vies, s’Il est pour nous « la résurrection et la vie » (Jean 11.25), comme Il l’est véritablement.
Toi et moi devons réaliser que donner sa vie à Jésus, c’est aussi accepter de la perdre à cause de Lui et de l’Évangile. C’est accepter de la perdre pour la sauver. Nous avons besoin de son aide pour nous affermir dans un engagement qui exige un tel renoncement à nous-mêmes. Remercions-le de nous avoir trouvés dans un cadre favorable, où nous avons même la liberté de lire et de partager de tels messages évangéliques. Prions pour ceux qui militent avec bravoure pour sa cause dans des contextes plus difficiles. Pensons à eux et à ces martyrs qui nous ont précédés sur le chemin de la vie éternelle, chaque fois que nous disons avoir donné nos vies à Jésus.
Sois abondamment béni(e) !
(À suivre…)
Samedi, 07 juin 2025 — Freddy S.

