« Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. »

Jean 3.36

Imaginons qu’une connaissance nous approche et nous rapporte ce qu’on aurait dit ou fait de mal aux dires d’un tel ou d’une telle. S’il y a erreur sur la personne et qu’effectivement le rapport sur nous est un tissu de mensonges, nous serons  indignés pour au moins deux raisons. La première : notre réputation a été attaquée et elle pourrait être écornée aux yeux de ceux chez qui la fausse rumeur a trouvé une écoute attentive. Notre mécontentement ira alors à l’endroit des personnes à l’origine de la calomnie. La deuxième : parmi les auditeurs les plus réceptifs, il y en a probablement qui nous côtoient et nous connaissent assez pour réfuter ou vérifier la rumeur mais qui ne le font pas parce qu’au final ils choisissent d’y croire. C’est cela qui, peut-être, fait le plus mal. 

Il est particulièrement décevant d’être abordé par un proche qui nous surprend de son regard inquisiteur et de questions empruntes de soupçons, feignant de chercher objectivement auprès de nous l’infirmation de la rumeur quand en réalité il s’est déjà laissé gagner par le doute à notre sujet. Souvent nous nous répandons en explications pour dissiper tout doute mais au fond quand nous y pensons, nous en avons gros sur le cœur : nous ne nous serions pas donnés tant de mal pour infirmer la rumeur si nous bénéficions vraiment du capital confiance de notre interlocuteur. Il est censé nous connaître assez pour discerner le vrai du faux ou, à tout le moins, nous présumer innocent jusqu’à ce qu’il soit prouvé le contraire. 

Avec la connaissance d’une personne, vient généralement la confiance accordée à proportion de ce que nous savons de constant, de certain et de valorisant. Plus nous en savons sur untel ou unetelle, plus nous sommes en mesure de discerner si oui ou non ce qui est dit à son sujet est crédible. Si nous doutons alors que nous ne disposons d’aucun élément probant, nous aurons choisi de croire la rumeur. Il se peut aussi que nous la croyons, pas parce qu’elle serait avérée, mais peut-être parce que finalement nous n’apprécions pas vraiment la personne. Nous nous fions alors davantage à « ce que nous ressentons à son sujet » plutôt qu’à « ce que nous savons à son sujet ». On entend souvent dire que la Bible est un simple ouvrage. « Ce sont les hommes qui l’ont écrit. Après tout, qu’est ce qui me prouve l’existence de Dieu ou de Jésus-Christ ? Qu’est ce qui me garantit que la Bible dit vrai, que l’au-delà est réel, que Jésus est mort, ressuscité et qu’Il reviendra, que le mystère de la tombe vide ne peut s’expliquer autrement ? » 

De nombreuses réflexions ont été menées, des ouvrages ont été rédigés, des ressources déployées dans tous les domaines où la recherche est possible, à l’effet de prouver la véracité de la Parole de Dieu, la Bible et partant tout ce qui concerne Dieu et Jésus-Christ. Ces efforts n’ont pas été vains et ne le seront jamais. Cependant, il serait illusoire de s’attendre à ce qu’ils soient concluants pour tous. Il y en a qui croient et il y en a qui ne croient pas car au fond il n’y a que de ces deux façons que nous pouvons répondre à ce qui nous est proposé. Si elle existe, la neutralité ne se gardera pas bien longtemps. 

Bien évidemment, il n’est nullement avisé de croire tout et n’importe quoi. Quand elle parle de croire, la Bible explique que : « La foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ (Romains 10.17). » Croire ce n’est donc pas s’imaginer une chose sans fondement ou se représenter une chose ex nihilo. C’est s’appuyer sur un témoignage solide et véridique qui l’est d’autant plus qu’il est donné par Celui qui est la source même de la vérité, qui s’est révélé et qui ne demande qu’à être éprouvé par les âmes honnêtes et avides de connaître afin qu’elles arrivent à une pleine conviction à son sujet. Malheureusement, il y en a d’autres qui demanderont toujours plus de preuves parce que le choix de l’incrédulité est celui qui les arrange tout comme il arrange celui qui en dépit de ce qu’il sait de l’autre, préfère croire une rumeur infondée à propos de ce dernier. Connaître pour lui ne sera jamais suffisant. Il n’aime tout simplement pas et rejette l’évidence même. 

« La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive, car ce qu’on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux, Dieu le leur ayant fait connaître. En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’œil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. Ils sont donc inexcusables, puisque ayant connu Dieu, ils ne l’ont point glorifié comme Dieu, et ne lui ont point rendu grâces ; mais ils se sont égarés dans leurs pensées, et leur cœur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres. (Romains 1.18-21) ». Nous pouvons excuser notre méfiance envers les hommes en disant que nous ne les connaissons pas assez. Mais en ce qui concerne Dieu et Jésus, nous en savons suffisamment pour être sans excuse. Celui qui ne croit pas, c’est qu’il ne le veut pas.

Sois abondamment béni(e) !

Lundi, 19 mai 2025 — Freddy S.

Retour en haut