« Alors Pilate lui dit : N’entends-tu pas de combien de choses ils t’accusent ? Et Jésus ne lui donna de réponse sur aucune parole, ce qui étonna beaucoup le gouverneur. »
Matthieu 27.13-14
Motus et bouche cousue (II)
« Je sais d’où je suis venu et où je vais ; mais vous, vous ne savez d’où je viens, ni où je vais. » (Jean 8.14). Par ces mots et bien d’autres, Jésus répond à ses détracteurs avec une parfaite assurance quant à son identité, sa préexistence, sa Mission, ses desseins, sa direction, son but. Remarquons qu’Il sait tout aussi bien de quelle trempe sont ses interlocuteurs et à quoi s’attendre de leur part. Il ne se fait pas d’illusions et ne se perd pas en explications futiles pour gagner leur sympathie. Il fait remarquer que leur haine à son sujet ne le surprend pas pour la simple raison qu’ils ne le connaissent pas vraiment, tels qu’ils auraient dû le connaître. Nous avons vu que Jésus, même aux heures sombres précédant sa mort, pendant son procès inique, n’a montré aucune volonté de se débattre pour s’en sortir. Il a choisi l’option « ne faire aucune déclaration » pour prouver son innocence au point où le gouverneur qui faisait office de Juge en était stupéfait. Le silence de Jésus après ses discours est tout aussi saisissant que ne le sont ceux-ci. Aucun mot de trop et surtout pas pour forcer la considération, la compréhension, l’estime des autres.
Nous avons vu que la motivation du Seigneur était le regard que son Père avait sur Lui. « Le Père m’aime, parce que je donne ma vie, afin de la reprendre » (Jean 10.17). Il allait donner Sa vie pour les hommes et même si ces derniers n’en avaient pas conscience, Dieu, Lui, le savait et c’est tout ce qui comptait finalement pour Jésus.
Revenons à nous. Qu’est ce qui compte le plus pour nous ? Que nous soyons approuvés de Dieu ou que nous soyons acclamés des hommes ? Quelle appréciation recherchons-nous désespérément ? Cela en vaut-il vraiment la peine ? Serons-nous pleinement satisfaits parce que nous nous serons égosillés à nous expliquer en butte à l’incompréhension des autres ? Faut-il toujours nécessairement l’ouvrir pour faire taire la critique fût-elle disproportionnée ou excessive ? En faut-il autant pour obtenir la reconnaissance des hommes ? Devons-nous faire sonner de la trompette devant nous pour montrer par exemple à quel point nous sommes généreux avec ce qui est matériel, respectés dans la société, brillants intellectuellement, aptes physiquement, qualifiés professionnellement, bien « moralement », etc. ?
Oui si nous ne savons pas vraiment qui nous sommes. Et qui sommes-nous ? Des créatures merveilleusement créées par Dieu (Psaumes 139.14) mais qui malheureusement se sont rebellées contre leur Créateur. Seulement, Dieu nous a tant aimés « qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3.16). Quelle Nouvelle ! Un auteur en a été tellement émerveillé qu’il s’est écrié : « L’Éternel est mon aide ; je ne craindrai rien. Que peut me faire un homme ? » (Hébreux 13.6). Nous étions sans valeur à cause de nos péchés et voilà que grâce à Jésus nous apprenons que nous sommes bien aimés de Dieu qui a donné ce qu’Il avait de plus cher pour effacer nos péchés et nous accorder le salut. Jésus, ce don unique, a précisément gardé le silence face au mépris et à la méprise sur son compte, au rejet, à la calomnie dans ce but. Il nous donne un modèle à suivre si nous croyons en Lui. Nous n’avons pas toujours à nous défendre si nous nous satisfaisons de l’amour, de la grâce et de la bénédiction de Dieu en Jésus.
Il faut parfois consentir à être mal jugé, à n’être rien. Toi et moi ne serions que plus proches de Celui qui le premier y a consenti pour nous.
Sois abondamment béni(e) !
Dimanche, 18 mai 2025 — Freddy S.

