« Mon enfant, lui dit le père, tu es constamment avec moi, et tous mes biens sont à toi ; mais il fallait bien faire une fête et nous réjouir, puisque ton frère que voici était mort et qu’il est revenu à la vie, puisqu’il était perdu et voici qu’il est retrouvé. »

Luc 15.31-32

Avez-vous déjà eu le sentiment de vous être tellement éloigné d’un but que vous ne pensiez plus pouvoir l’atteindre un jour ? C’est sans doute ce qui ressort de la parabole du fils prodigue, à partir de laquelle le Seigneur Jésus donne une des meilleures illustrations de l’amour inconditionnel du Père. L’histoire commence avec le fils cadet qui, désirant s’affranchir de l’autorité de son père, décide de lui réclamer la portion d’héritage qui lui est échue.

Peu après que son père ait répondu favorablement à sa sollicitation, il se résout à quitter la maison, dilapidant ses richesses dans une vie insoucieuse et insouciante. Lorsqu’une grave famine survient, il se retrouve seul et démuni, aspirant à la nourriture que même les porcs mangent. Qu’est-ce que cela nous apprend sur les conséquences de nos choix ? 

Le voyage du jeune homme dans les profondeurs du désespoir est un rappel puissant de la façon dont nos décisions peuvent nous éloigner de Dieu, nous conduire à la détresse, à des regrets tellement amers qu’on finit par sentir le poids de nos choix nous tirer vers le bas, “car telle voie paraît droite aux yeux d’un homme pourtant son issue mène à la mort” (Proverbes 16.25).

Cependant, conscient de sa déroute et, dans son désespoir, celui-ci décide de retourner chez son père, ne s’attendant pas à être accueilli comme un fils, mais espérant être traité comme serviteur c.-à-d. un esclave. Seulement, il sera fort étonné de ce que son père le voyant de loin, accourut vers lui, l’embrassa, l’accueillant chaleureusement et célébrant son retour par un festin.

À défaut de s’entêter sur le chemin de la perdition, de se braquer et d’endurcir son cœur dans son choix initial, le fils prodigue décide de revenir vers son Père pour lui avouer : « Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi ». Par cet aveu, il ouvre son cœur, et peut alors recevoir grâce et miséricorde de la part de son Père. Et là, le Père déborde de joie et d’allégresse devant les paroles de son fils « j’ai péché » qui traduit l’état d’un cœur humble et contrit, ce qui démontre le véritable retour de son enfant bien-aimé. Il peut ainsi déverser tout son amour et sa miséricorde dans ce cœur qui devient véritablement fils.

Cet acte de grâce et de pardon révèle le cœur de Dieu à notre égard. Sa volonté de nous pardonner et de nous restaurer lorsque nous nous repentons. Jésus nous enseigne que, même si nous nous sommes égarés, l’amour de Dieu reste inébranlable. Il attend avec impatience notre retour, prêt à nous pardonner et à nous restaurer (2 Chroniques 7.14). 

Y a-t-il des domaines dans votre vie où vous avez besoin d’expérimenter le pardon véritable qui entraîne  l’authentique restauration ? Méditons sur la profondeur de l’amour de Dieu manifesté par le sacrifice de Christ à la croix malgré nos fautes. En le faisant, nous verrons combien il est inutile de s’enfermer dans la culpabilité, un piège de l’ennemi qui veut nous faire croire que nous ne sommes pas assez bien pour être acceptés par le Père ou que notre péché est trop grand pour être pardonné. Bien au contraire, la Bible nous dit que là où le péché abonde, la grâce de Dieu surabonde (Romains 5.20).

Sois béni(e) abondamment !

Mercredi, 14 mai 2025 — Claude B.

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