« Jette ton pain sur la surface des eaux, car avec le temps tu le retrouveras. »

Ecclésiaste 11.1

Jeter ou lancer des fleurs à quelqu’un, c’est le complimenter, lui rendre hommage, le louer pour ses mérites, souligner les qualités de sa personne, de son travail, etc. D’après le site Français authentique, l’expression semble avoir émergé au XXe siècle, bien que la date de son apparition n’est pas précisément documentée. Elle repose sur l’idée que “jeter les fleurs” revient à distribuer des compliments ou des louanges. Cette métaphore florale est inscrite dans une longue tradition d’expressions françaises où les fleurs symbolisent la beauté, la délicatesse et la bienveillance. Selon l’Internaute, un autre site, une expression similaire “se jeter des fleurs”, est utilisé pour désigner le fait de se complimenter soi-même, souvent de manière excessive ou prétentieuse. Cela reflète une forme d’auto valorisation qui peut être perçue comme de la vantardise. 

Dans certaines cultures, les mariés jettent littéralement et au hasard des fleurs aux invités, symbole de leurs vœux de bonheur, de prospérité et de fertilité. Par ces vœux et les réjouissances qui les entourent, les mariés rendent aussi aux invités le bonheur qu’ils leur procurent en les honorant de leur présence joyeuse. 

À l’évidence, jeter des fleurs fait du bien. Il est cependant plus courant de se jeter des fleurs. Il est  plus courant de se faire du bien que de faire du bien. La Bible annonce « Sache que dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. Les hommes seront égoïstes, hautains,… fanfarons, … ennemis du bien, … enflés d’orgueil. » (2 Timothée 3.1-4). Que constate t-on aujourd’hui ? Les hommes adulent leur ego surdimensionné. Ils aiment se mettre en avant et être au centre de l’attention. Ils veulent faire parler d’eux et seuls leurs propres mérites comptent. Ils ne recherchent que le bonheur qu’il y a à recevoir. Ils se flattent tellement que plus personne ne le fait pour eux. On a beau nuancer un tel comportement en le taxant parfois de narcissique ou d’égocentrique, Dieu y voit de l’égoïsme pur et dur. 

Les mots ne changent rien à la réalité de ce péché dont nous sommes pétris dans des proportions variables. Il est facile de le prouver. Comptons le nombre de fois que notre « je » ou « moi » apparaît dans nos discours. Quand nous racontons des histoires dans lesquelles nous sommes les protagonistes, l’identité du héros ne fait aucun doute : nous. Remarquons que si nous persistons à nous faire entendre sur ce que nous sommes ou faisons, c’est parce que nous n’en sommes jamais vraiment satisfait. Le bonheur ou plutôt la fierté que nous en tirons est fugace. (A suivre)

Sois béni(e) abondamment !

Samedi, 03 mai 2025 — Freddy S.

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