« Mais, si quelqu’ un scandalisait un de ces petits qui croient, il vaudrait mieux pour lui qu’on lui mit au cou, une grosse meule de moulin, et qu’on le jetât dans la mer »
Marc 9.42
Scandales
Les scandales, on s’en accommode, on s’en délecte ; certains vous diraient même que ça donne un certain relief à notre vécu ; dans mon pays, le Cameroun, nous sommes souvent très contents de dire : « j’ai un divers » pour parler d’un scandale.
Rien n’est épargné par eux, même pas nos églises locales. Les scandales qui les touchent font malheureusement quelquefois la une des médias. Cet aspect peut rebuter plusieurs et les éloigner de Celui sur quoi ces églises semblent être fondées : Jésus Christ. Néanmoins, il est nécessaire de faire une distinction, notamment entre les églises institutionnelles et l’Église dont Jésus Lui-même a parlé. Celle-ci est une entité, sans scandales, sans tâche, sainte et irrépréhensible (Ephésiens 5.27). Ceux qui en sont les membres, c’est-à-dire les disciples de Jésus Christ, doivent être la lumière du monde, le sel de la terre (Matthieu 5.13), des phares qui dirigent vers Jésus Christ. Ce sont des exigences auxquelles nos églises sont parfois bien loin de satisfaire, malheureusement. Il faut en déduire cette triste vérité : ceux qui professent être des disciples du Christ peuvent, hélas, devenir des occasions de chute pour les plus petits qu’eux !
Un psychologue et conférencier chrétien, exposant autour du thème de l’impact de la santé émotionnelle sur les performances académiques, parlait des cas de plusieurs enfants de foyers dits chrétiens suivis à cause de divers comportements déviants : délinquance de tout genre, homosexualité et autres déviances ; qui sont la résultante de l’atmosphère toxique qui règne dans ces foyers. Ils sont en réalité illustratifs de vies qui ne sont pas effectivement dirigées par Jésus Christ malgré l’étiquette de chrétiens.
Jésus Christ met en garde les disciples contre toute attitude, ou comportement pouvant scandaliser, choquer ou pousser au péché, même le plus petit des croyants au point de qualifier de plus enviable le sort d’une personne noyée de force, comparé au leur : Quel impact avons-nous dans la vie de nos jeunes frères et sœurs, voir même de toute personne quel qu’en soit le degré de maturité physique, émotionnelle ou spirituelle ? Sommes-nous le phare qui montre Jésus Christ ? Ou nos paroles, nos actions, nos attitudes sont-elles une incitation au péché ? La déclaration coup de poing de Jésus est une exhortation pour nous disciples à veiller sur le parfum que dégagent nos vies. Puisse ce parfum exhaler une odeur de sainteté plutôt qu’une odeur de scandales. Pour cela, nous avons besoin de nous attacher fermement à Jésus, comme les branches le sont au cep (Jean 15.1). Si Jésus est vraiment notre Maître, alors son influence et son autorité doivent être les plus perceptibles possible à travers nos vies.
Jésus Christ a grand soin de ceux qui croient en Lui, même des plus petits ; il est le bon berger qui prend soin de ses brebis ( Jean 10.11), il entoure ceux qui croient en Lui d’amour, de bienveillance et de miséricorde. Suivons son exemple vis-à-vis des plus petits, des plus vulnérables, des plus faibles d’entre nous. Une paix défiant toute intelligence régnera en nous et parmi nous, et notre conduite contrastera heureusement — et fortement — avec l’environnement à scandales qui nous entoure.
Gardons les yeux fixés sur Jésus Christ et ne soyons pas distraits par les scandales ; mieux encore, gardons-nous-en. Laissons nos vies être des vases du Seigneur à travers lesquels les autres feront l’expérience de Son amour.
Sois béni(e) abondamment !
Vendredi, 25 avril 2025 — Sandrine O.

