« Paul ayant ramassé un tas de broussailles et l’ayant mis au feu, un serpent en sortit, par l’effet de la chaleur, et s’attacha à sa main. Quand les barbares virent l’animal suspendu à sa main, ils se dirent les uns aux autres : Cet homme est certainement un meurtrier, puisque, sauvé de la mer, la justice ne le laisse pas vivre. Mais Paul secoua l’animal dans le feu, et ne ressentit aucun mal… »
Actes 28.3-5
L’assurance du salut (I)
Quand vous marchez et heurtez contre une pierre du pied gauche, quand vous voyez des chats noirs dans la nuit ou les entendez miauler dans une pathétique symphonie sur le toit d’une maison, à quoi pensez-vous ? Si vous êtes chrétiens, à rien de sérieux ! Le contraire serait de la superstition n’est ce pas ? Vous êtes largement au dessus de ça et pourtant la superstition peut-être plus fine, plus subtile. Elle peut s’accrocher à vous telle une sangsue et aspirer une conviction mal assise. Il y a des croyants sincères qui pensent encore être victimes de la fatalité ou de malédictions de causes ou d’origines diverses. Ils pensent : « Si je ne suis pas encore marié(e), si je n’ai pas encore décroché un emploi, si je n’ai pas encore d’enfants, si ce projet a échoué, c’est peut-être parce qu’il y a un blocage surnaturel qu’il me faut lever, une entrave mystique dont je dois être délivré, un lien spirituel que je dois rompre. Il me faut plus prier pour obtenir ma bénédiction. Il me faut donner plus d’offrandes. Je dois augmenter le nombre de jours de jeûne » ; « cette déconvenue, ce revers financier, cette déception, c’est probablement Dieu qui en a après moi. Je suis peut-être allé à l’encontre d’une loi spirituelle ». Évidemment nous sommes parfois responsables de choses qui nous arrivent et nous devons avoir l’honnêteté de le reconnaître. Mais nous ne devons pas perdre de vue une vérité fondamentale : la faveur de Dieu est imméritée. Et quiconque est en Jésus peut en jouir pleinement. « Et nous avons tous reçu de sa plénitude, et grâce pour grâce ;car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ. » (Jean 1.16-17).
Paul en avait l’inébranlable certitude. Prisonnier, il devait être transféré à Rome pour y comparaître et témoigner de sa foi devant l’Empereur. Il a été contraint d’entreprendre un périple par bateau. Sous une violente tempête, l’équipage et lui avec, a fait naufrage. Heureusement, tous ont survécu et sont parvenus à nager jusqu’aux berges de l’île la plus proche. Les voilà trempés. Et pendant qu’ils font feu de tout bois pour se réchauffer, un serpent en sort pour se lover autour de la main de l’apôtre. Des témoins, en l’occurrence des barbares, sont épouvantés. Et ils pensent que ce Paul, ce prisonnier, doit certainement mériter ce qui lui arrive. « L’univers » ou « le karma » dirait-on aujourd’hui, pour ceux qui y croient, devait particulièrement s’acharner contre cet homme. Si la mer orageuse avait raté son coup, le serpent allait certainement achever le travail. Et Paul, à quoi a-t-il pensé ? Au serpent dans le jardin d’Eden ? Aux serpents brûlants, jadis envoyés par Dieu contre le peuple rebelle d’Israël durant l’Exode, alors qu’il errait dans le désert après sa sortie d’Égypte (Nombres 21) ? À une quelconque malédiction s’attachant à lui à cause de son passé peut-être ? Après tout, il avait été prévenu de ne pas se rendre à Jérusalem car (Actes 21.4-14) liens et tribulations l’y attendaient (Actes 20.23). Il y est allé. Ce qui a conduit à son arrestation et les mésaventures qui s’en sont suivies. Peut-être le regrette-t-il ?
Non ! Il se débarrasse naturellement du serpent. Paul savait et affirmait que « toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein » (Romains 8.28), y compris ses déboires à Jérusalem, son naufrage, les bêtes, sa comparution à Rome. Pour lui, « il n’y a … aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus Christ. » (Romains 8.1). Il avait « l’assurance que ni la mort ni la vie, … ni les choses présentes ni les choses à venir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra … séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus Christ notre Seigneur. » (Romains 8.38-39). Telle était son assurance de son salut. Dieu nous donne en partage cette même assurance. Avec ceux qui placent leur confiance en Jésus, Dieu a fait la paix à travers lui, « par le sang de Sa Croix. » (Colossiens 1.20). La valeur de ce sang versé pour nous est telle qu’elle ne laisse rien subsister contre nous du jugement de Dieu. Si nous n’avons plus rien à craindre de la colère de Dieu, quels blocages, malédictions, liens, peuvent être plus forts que cela pour que nous les redoutions ? Suivons l’exemple de Paul qui voyait les contingences, aléas, vicissitudes de la vie, à travers la souveraineté d’un Dieu d’amour qui les contrôle parfaitement pour notre bien, et qui ne nous a pas sauvés pour vouloir autre chose pour nous que le bien. Quoi qu’il arrive, nous sommes en paix avec Lui et avons sa bénédiction si nous mettons toute notre confiance en Jésus, Son Fils.
Tu peux regretter tes échecs, tes désappointements et les coups durs subis. Mais souviens-toi : la faveur et l’amour de Dieu ne reposent pas sur ce que tu fais ou non, sur ce qui t’arrive de bien ou de regrettable. Ils reposent sur Dieu seul. Ils se reconnaissent et se mesurent à la Croix où Dieu a donné ce qu’Il a de plus cher pour te sauver. Sois en assuré(e).
Sois béni(e) abondamment !
Lundi, 14 avril 2025 — Freddy S.

