« Il a plu à Dieu de sauver les croyants par la folie de la prédication. »

1 Corinthiens 1.21

Paul a dit : « Ma parole et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la sagesse » (1 Corinthiens 2.4). Pourtant l’apôtre était un érudit de son temps, un homme instruit comme il le dit lui-même « Je suis Juif, né à Tarse en Cilicie, mais j’ai été élevé dans cette ville-ci (Jérusalem ), instruit aux pieds de Gamaliel dans la connaissance exacte de la loi de nos pères, étant plein de zèle pour Dieu, comme vous l’êtes tous aujourd’hui » (Actes 22.3 ; lire aussi Philippiens 3.8). On pourrait penser qu’en s’adressant à son auditoire, il miserait sur la rhétorique, sur l’éloquence des discours. Paul reposait au contraire sa parole et sa proclamation sur « une démonstration d’Esprit et de puissance, afin que » la  foi de ses auditeurs « soit fondée, non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu. » (1 Corinthiens 2.4). Ailleurs, il dit : « Car je n’ai point honte de l’Évangile : c’est une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit, du Juif premièrement, puis du Grec. » (Romains 1.16, LSG).

Certains incrédules jugent le message de l’Evangile trop simple. Sages à leurs propres yeux, ils trouvent ridicule, rabaissant et pauvre d’esprit, d’en parler ou de le prêcher. Ce ne serait pas digne de personnes intelligentes qui ont reçu une brillante instruction, une formation scientifique. Pure folie pour eux ! Paul lui n’était certainement pas intimidé par le dédain que lui attirait parfois la Bonne Nouvelle car c’était effectivement la Bonne Nouvelle de Dieu pour nous. Et le mieux pour qu’un tel message fasse pleinement effet c’est qu’il soit envoyé et reçu simplement. Imaginez que vous veniez de décrocher un examen, un emploi, une opportunité d’affaire, que vous veniez d’avoir un enfant, que l’élu de votre cœur consente à vous épouser ou que vous appreniez qu’il existe des traitements à votre maladie. Est-ce que vous aimeriez qu’on utilise des mots au sens hermétique, dans des phrases longues et compliquées pour vous annoncer autant de bonnes nouvelles ? Bien sûr que non !

Cependant ne nous y trompons pas ! Si l’Evangile doit se proclamer sans gêne dans une simplicité de langage, sa richesse est inépuisable et sans profondeur inatteignable. Celui qui le reçoit comme un enfant, se rend vite compte qu’il doit sans cesse y plonger ses regards. Le message dépasse sa compréhension. Il doit s’arrêter dessus encore et encore ! Il ne peut se permettre une écoute ou une lecture superficielle de la Nouvelle la plus importante et la plus puissante qu’il soit. Mais il sait aussi que si la sagesse humaine, y compris la sienne, ne reçoit pas un tel message, il ne peut pas s’y appuyer pour le garder. Autrement, il la tronquerait et la falsifierait pour sa propre perte. « Je vous rappelle, frères, l’Évangile que je vous ai annoncé, que vous avez reçu, dans lequel vous avez persévéré, et par lequel vous êtes sauvés, si vous le retenez tel que je vous l’ai annoncé ; autrement, vous auriez cru en vain. » (1 Corinthiens 15.1-2). N’ayons pas honte de recevoir et de retenir l’Evangile dans la simplicité des mots et des explications qui nous ont été communiqués sous l’inspiration du Saint-Esprit. Après tout, si la sagesse humaine débouche finalement sur l’incertitude, l’incrédulité, le relativisme, le déclin et le néant comme en témoigne l’état de notre monde, si elle n’est finalement que vanité et poursuite du vent comme tout ce qui est humain (Ecclésiaste 1.2, 14 ; 1 Corinthiens 1.19-20, 21), alors la folie de Dieu lui est bien supérieure (1 Corinthiens 1.25). En effet, celle-ci est faite de certitudes et procure l’assurance de la vie éternelle. Nous pouvons nous permettre une telle folie. Nous le devons. Nous allons donc, dans cette série de méditations, faire une sorte d’arrêt sur images, à travers les Écritures, pour davantage occuper nos esprits à l’Evangile de Dieu, l’Evangile de Jésus-Christ. 

Sois béni(e) abondamment !

Dimanche, 13 avril 2025 — Freddy S.

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