« Pourquoi me tentez-vous, hypocrites ? »
Matthieu 22.18
Au cœur de la question
Si on me posait la question de savoir que penser de certains droits humains comme celui des personnes ayant une orientation sexuelle autre qu’hétérosexuelle ? Je recourrai à la démarche de Jésus face à aux questions polémiques. Je retournerai la question et de la manière suivante : définissez ces droits ? Quel en est le contenu ?
Si mon interlocuteur ne percute pas et insiste pour avoir une réponse, j’ajouterai : « vous parlez d’un concept qui m’est étranger. S’il ne vient pas de vous non plus, dites-moi qui en a eu l’idée ou de qui vous le tenez et je vous dirai vers qui vous tournez pour avoir vos réponses ». Une fois de plus, je ne ferai qu’emprunter à Celui qui a dit de rendre à César ce qui est à César. Par cette réponse magistrale et aujourd’hui proverbiale, Jésus a déjoué le piège insidieusement tendu dans une question posée par ses ennemis, les pharisiens et les Hérodiens, la fine fleur religieuse et politique de l’époque. « Dis-nous donc ce qu’il t’en semble : est-il permis, ou non, de payer le tribut à César ? », telle était la question-piège. Avant d’y répondre, Jésus demanda qu’il lui soit montré « la monnaie avec laquelle on paie le tribut. Et ils lui présentèrent un denier. » Ensuite « Il leur demanda : De qui sont cette effigie et cette inscription ? De César, lui répondirent-ils. Alors il leur dit : Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu.» (Matthieu 22.19-21). Bien joué ! J’imagine ses adversaires en train de se l’avouer. Les juifs étant sous occupation et imposition romaines, un « oui » lui aurait valu un tollé général parmi ceux-ci. Un « non » aurait signifié la rébellion contre Rome.
Comme Jésus, soyons prudents vis-à-vis de ceux qui ont déjà une opinion arrêtée sur une question épineuse et qui la pose pour s’empresser de nous coller une de ces nombreuses étiquettes « phobe ». Soyons prudents, non pas lâches, car certaines questions auxquelles la Bible répond sans détours ne méritent plus d’être débattues si elles ne procèdent pas de cœurs sincères et avides de comprendre. N’ayons pas honte des réponses de la Parole de Dieu car qui mieux que Dieu peut trancher définitivement une question et mettre fin aux débats ? Jésus nous apprend par les siennes en particulier que les questions provocantes sont superficielles. Le Seigneur ne s’est jamais laissé distraire par elles. Il visait toujours juste, c’est-à-dire au cœur de la question ou plutôt au cœur derrière la question. « Jésus, connaissant leur méchanceté, répondit : Pourquoi me tentez-vous, hypocrites ? » (Matthieu 22.18).
Jésus savait mieux que personne que derrière les questions, se cachaient une orientation, une disposition d’esprit, une attitude de cœur, une perception d’esprit, une approche du bien et du mal, qui peuvent être soit bonnes et honnêtes, soit mauvaises et biaisées. Aux hommes les droits qu’ils reconnaissent et protègent. À Dieu ce qui est à Dieu : une pleine confiance, une obéissance inconditionnelle, une soumission totale et une adoration sans partage. Nous n’avons pas à nous laisser enfermer dans des vues partisanes et des questions temporelles posées intentionnellement pour nous discréditer ou pour nous éloigner du but et nous entraîner dans des « discussions folles,…les querelles et les disputes … inutiles et vaines. » (Tite 3.9). Bien sûr, nous ferons face à l’étiquette dont nous serons finalement affublés, comme Jésus a dû affronter des accusations calomnieuses portées contre lui par ses ennemis, lors de sa comparution devant Pilate, avant sa crucifixion : « Ils commencèrent à l’accuser, disant : Nous avons trouvé cet homme pervertissant la nation, interdisant de donner le tribut à César, et se disant lui-même Christ, roi. » (Luc 19.12). Mais rappelons-nous une chose : c’est une question de cœur. Ceux dont le cœur est à Jésus et ceux dont le cœur est contre Lui ne se posent pas essentiellement et fondamentalement les mêmes questions. À la question liminaire « que pensez-vous des droits humains ? » S’oppose une autre dont les enjeux sont éternels : « que pensez-vous des droits du Créateur et de Celui qu’Il a fait Christ et Seigneur, Jésus ? ».
Quelle est pour toi la question vitale, primordiale, essentielle, à laquelle tu dois répondre à tout prix, celle dans laquelle tu mets toutes affections et tout ton cœur ? Puisse-t-elle en valoir vraiment la peine !
Sois béni(e) abondamment !
Samedi, 29 mars 2025 — Freddy S.

