« L’Éternel dit à Moïse : va, descends ; car ton peuple, que tu as fait sortir du pays d’Égypte, s’est corrompu. Ils se sont promptement écartés de la voie que je leur avais prescrite ; ils se sont fait un veau d’or en fonte, ils se sont prosternés devant lui, ils lui ont offert des sacrifices, et ils ont dit: Israël ! Voici ton dieu, qui t’a fait sortir du pays d’Égypte »

Exode 32.7-8

L’histoire du peuple d’Israël, relative à sa marche avec Dieu, nous la connaissons. Quand on la lit, facilement on est tenté de critiquer et juger leurs actes. On s’indigne, on se demande comment est-ce qu’ils ont pu se permettre ci ou ça, y compris l’action rapportée dans notre passage du jour. Très souvent, lorsque des histoires nous sont racontées, nous jugeons durement sans aucune réserve. C’est facile, puisqu’il s’agit des autres. 

Au quotidien, nous raisonnons selon notre compréhension des évènements. Lorsqu’une tierce personne passe par un moment de trouble, nous disons qu’elle est trop “fragile et vulnérable”, l’invitant à dépasser rapidement le problème. Nous oublions de considérer le contexte et les éléments ayant abouti à telle ou telle situation. Peu sont ceux qui prennent la peine de se tenir à la brèche pour prier, de prendre du recul pour comprendre et commenter ou se taire, de faire preuve de lucidité et de compréhension tout en restant dans la vérité. Pourquoi ? Parce que nous ne prenons pas plaisir à la miséricorde et à la compassion. Nous en venons à prendre plaisir à voir les autres se noyer ou s’enfoncer dans un état destructeur. Au lieu d’agir avec sagesse et d’écouter la voix de Dieu, nos sentiments prennent le dessus. C’est exactement ce qui arrivait aux enfants d’Israël. 

Comment un peuple qui a vu Dieu se manifester avec autant de puissance a pu tomber aussi bas ? Comment a-t-il pu se détourner de Dieu après avoir bénéficié de ses bénédictions ? Ces questions nous sont posées à nous aussi. Nous aimons pleurer et supplier Dieu lorsque nous sommes en détresse ; l’invoquer à genoux quand nous sommes sur le point de périr. Mais quand sa grâce se manifeste, une fois exaucée, nous changeons d’attitude. Nous regardons à la bénédiction et non à Celui qui bénit. Nous Le remplaçons par toutes sortes d’idoles (réseaux sociaux, argent, richesses, etc.).

Considérons à nouveau nos voies, et repentons nous pour toutes les fois où nous avons remplacé Dieu par autre chose. Toutes les fois où, à cause des idoles que nous avons érigées, nous avons appelé la colère de Dieu. En effet, il est redoutable de tomber entre les mains du Dieu vivant. Ne méprisons par sa grâce qui est encore disponible aujourd’hui. En effet, Il use de patience, ne voulant qu’aucun périsse, mais que tous parviennent à la vie éternelle. (Ésaïe 55.9 ; 2 Pierre 3.9-10).

Sois béni(e) abondamment !

Vendredi, 28 mars 2025 — Frank G.

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